Jubilé !

            Les Assomptionnistes d’Afrique de l’Ouest seront en fête prochainement… D’une part nous allons célébrer les premières ordinations diaconales de deux de nos frères togolais : Georges Houssou et Lucas Sezouhlon, et d’autre part nous entrons dans l’année jubilaire de nos 60 ans d’arrivée en Afrique de l’Ouest et nos 10 ans de présence au Togo. Ce sera le week-end du 14,15 et 16 octobre prochain.

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Retour sur notre mission en Côte d’Ivoire (1957-1990)

jubile-aa-2pLe saviez-vous ? Déjà en 1956, l’Assomption était venu prospecter en Côte d’Ivoire, au Bénin et au Togo : « Au cours de l’année 1956, les évêques d’Afrique de l’Ouest Française (AOF), et en particulier Mgr Boivin, ont fait diverses propositions eu R.P. Linder, alors Provincial de Lyon. Celui-ci se rendit, en fin de la même année, en AOF et parcourut la Côte d’Ivoire, le Dahomey, le Togo, afin d’étudier les possibilités d’installation. Son attention s’arrêta sur Abidjan, où il y avait à fonder un collège de garçons faisant pendant à celui des filles, dirigée par les Sœurs de Notre-Dame des Apôtres. » (Extrait de « Réponse à l’appel de l’Afrique », Missions des Augustins de l’Assomption, n°43, automne 1957, p.564 – Bulletin trimestriel assomptionniste)

Pour en savoir plus sur cette mission, je vous renvoie à l’article du Fr. Jovic Kouepou, paru dans les couleurs du noviciat n°12 :

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       À l’époque de son fondateur, le P. Emmanuel d’Alzon, l’aventure missionnaire assomptionniste prend son envol en direction de l’Australie dès 1862. Depuis ce temps, les Augustins de l’Assomption n’ont pas cessé de mettre en œuvre leur charisme, en participant à la mission évangélisatrice de l’Église, dans plusieurs terres de mission à travers le monde. Dans cette grande et longue aventure, l’Afrique Noire n’a pas été en reste. Après la République Démocratique du Congo, l’ex Zaïre, en 1929, ce fut le tour de la Côte d’Ivoire dès 1957. La mission en Afrique de l’Ouest durera 33 ans avant d’être interrompue et reprise dans le diocèse de Sokodé au Togo en 2006. Aujourd’hui, en regardant notre passé avec gratitude, que retenir de notre première fondation en Afrique de l’Ouest en Côte d’Ivoire ?
jubile-aa-1p             Les quatre premiers religieux ayant atterris sur le sol ivoirien furent des français de la province de Lyon, les pères Roland Sourceaux (supérieur), Louis Durget, Raphaël Steyer et Alphonse-Marie Bugnard.  En collaboration avec Mgr Boivin, vicaire apostolique puis évêque d’Abidjan de 1939 à 1960, ils arrivent à Abidjan dès 1957 avec pour principale mission de fonder un collège catholique dans la future capitale ivoirienne. C’est ainsi que le collège « Notre Dame d’Afrique » vit le jour très modestement et grandira petit à petit au cours des 9 ans où il sera sous la direction des assomptionnistes. De 83 élèves à la fondation, le collège compte 200 élèves après un an et 400 élèves en 1965 avec 13 religieux en service en 1963. L’Assomption y imprime véritablement sa marque via des activités multiples calquées sur le modèle des activités menées dans les collèges de France. Malheureusement cette efflorescence se flétrira avec le temps à cause de plusieurs difficultés : le collège coûte trop cher, défaut de locaux communautaires, maladies liées au climat, manque de religieux à envoyer en mission, etc. Finalement, les assomptionnistes céderont le collège aux Marianistes en 1965 et se limiteront à l’administration d’une paroisse que leur avait confiée l’évêque en 1959.

Après la cession du collège, la mission en Côte d’Ivoire se limitait uniquement au ministère paroissial : Aboisso (1959-1967) ; Adiaké (1961-1976) ; Bonoua (1961-1968) ; Port-Bouet (1976-1987) et Grand-Bassam (1988-1990). Au fil des années, la mission s’affaiblira à cause de l’isolement et la dispersion des religieux essentiellement français et certains seront en plus rapatriés parce que frappés par les maladies tropicales. C’est ainsi que la mission ne subsistera qu’entre les mains de trois assomptionnistes en charge d’assurer la continuité au sein de la paroisse d’Adiaké. Les autres paroisses quant à elles, seront confiées à la charge d’autres missionnaires. Les trois religieux travaillèrent à la mise en place d’une Église locale autonome à Adiaké. Et une fois l’autonomie acquise, ils s’installèrent à Port-Bouet pour la suite de la mission. Au bout de dix ans, la fatigue des trois religieux remet en cause la présence assomptionniste en Côte d’Ivoire. Elle sera donc interrompue en 1987 pendant un an de recyclage des religieux en France qui avaient au préalable confié le soin de la paroisse au diocèse. C’est donc en 1988 que la mission reprend son chemin à Grand-Bassam avec un groupe de cinq religieux soit trois français et deux Zaïrois venus en soutien. Malheureusement, ce nouvel élan s’estompera après deux ans en raison d’une difficile coopération -pratiquement impossible- entre les assomptionnistes et la communauté du néo-catéchuménat installée sur la même paroisse.

Aujourd’hui, nous regardons ce temps passé en Côte d’Ivoire comme une graine qui avait été semée, qui a eu le temps de mourir et aujourd’hui est en pleine croissance dans le champ apostolique de l’Afrique de l’Ouest. Telle est l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux : l’ « Adveniat Regnum Tuum ».

Jovic KOUEPOU

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La vie par ici

La nouvelle promotion de noviciat est maintenant bien lancée, déjà plus d’un mois que nous sommes à pied d’œuvre, les cours se mettent en place petit à petit et les engagements apostoliques viendront bientôt. La semaine écoulée fut marquée par de nombreuses réunions de lancement d’année : chapitre local de notre communauté les 15 et 21 septembre ; chapitre local de la Communauté de Komah le 16 septembre ; réunion de travail de nos deux communautés les 17 et 20 septembre. Moi qui n’aime guère les réunions, je fus servi… Heureusement, la bonne ambiance fraternelle, et le nouvel élan donné à nos communautés avec la recomposition de ses membres, ont permis des rencontres agréables et, je l’espère, fructueuses…

Le groupe des pré-postulants se stabilise petit à petit… En effet sur les 7 admis premièrement, deux ne sont pas venus… Ils sont donc 5, mais l’un d’entre eux, suite à une fracture de la jambe fin juillet, est encore un peu convalescent et voyage entre Lomé et Sokodé… Un 6ème a été repêché, il s’agit de Casimir Kouwama, de notre paroisse, et grand frère de Valère qui vient de prononcer ses vœux. Le groupe devrait donc se stabiliser à 6 : Billy (béninois), Expedit (ivoirien), Maurice, Pierre-Olivier, Romaric et Casimir…

Par ailleurs, deux frères togolais, actuellement aux études à Kinshasa viennent également d’être admis à prononcer leurs vœux perpétuels, il s’agit des frères Vivien DOKOUI et Fabrice AKELESSIM, encore une occasion de rendre grâce au Seigneur !

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TÉMOIGNAGE DE TAIZE AU BENIN

Partage d’expérience : Taizé Cotonou Bénin : 31 Aout-4 Septembre 2016

Depuis mon entré au pré-postulat, et surtout au noviciat, on m’a fréquemment parlé de Taizé, en tant que communauté de frères appartenant à plusieurs obédiences chrétiennes et qui se dévoue à la cause de l’œcuménisme. Durant ce temps de congés, j’ai eu la joie de participer au pèlerinage de confiance organisé par Taizé à Cotonou au Benin du 31 au 4 Septembre 2016 et il serait ma foi, peut être peccamineux de taire l’expérience que j’y ai faîte.

Waouh ! C’est avec cette interjection que le nonce apostolique pour le Benin et le Togo introduisit son mot de salutation à l’endroit des près de 8000 jeunes catholiques, protestants et même musulmans venus de toute l’Afrique de l’Ouest et d’ailleurs. Comme le nonce, je veux dire waouh ! Car le pèlerinage était formidable. C’était pour moi la première fois de participer à un rassemblement de Taizé. Comme tous les autres pèlerins, j’ai été logé dans une famille d’accueil et ce fut pour moi une belle expérience de vivre quatre jours au sein d’une famille qui m’était totalement étrangère. J’ai été beaucoup marqué par l’originalité de la prière de Taizé. C’est au bout de quatre prières que j’ai personnellement commencé à les vivre intensément car en plus du fait qu’elle ne s’apparente pas à la pratique classique de la prière catholique, il est aussi facile de laisser distraire par la beauté des chants qui accompagnent chaque prière. Au sujet des chants justement, chaque mélodie, était d’une douceur et d’une suavité inouïes qui m’entraînaient dans une sorte d’extase et me donnaient la sensation de vivre un bonheur inégal. Ils étaient d’autant plus beaux parce que rythmés par des instruments locaux comme le djembéé et autres. Ainsi, tout le monde se sentait chez soi grâce au bel effort d’inculturation qui impliqua même l’utilisation des chants locaux. Je suis convaincu de n’être pas le seul pèlerin qui ai été marqué pas la beauté des chants car de retour en famille le soir, il était frappant d’entendre de partout, en chemin, dans les bus et ailleurs, des personnes qui ne cessaient de fredonner les chants qui avaient été exécutés tout au long de la journée.  Chaque matin, nous avions la joie d’écouter des témoins de l’espérance, le témoignage de l’œuvre de Dieu dans la vie des personnes. Chaque témoignage fut l’expression de la merveille de Dieu dans la vie de ses enfants. Ce qui  m’a particulièrement marqué à ce propos, est la diversité des témoignages qui ne concernaient pas seulement la vie chrétienne mais aussi le domaine de l’entreprenariat. Chaque après midi, après la prière, commencèrent des ateliers repartis dans plusieurs salles. Les thèmes proposés étaient d’actualités et assez diversifiés : la foi, Jésus Christ, le mariage, la culture, l’œcuménisme, le dialogue interreligieux, etc. ce fut ainsi l’occasion de découvrir l’autre dans sa culture et d’acquérir de nouvelles connaissances.

En tant qu’assomptionniste, et donc désireux d’être un homme de communion, cette expérience a renchéri mon désir de travailler à l’unité des hommes. Mais, m’a surtout permis de vivre une expérience forte de l’unité des chrétiens, de prendre davantage conscience que seul Jésus Christ nous rend capable d’unité. Après cette expérience de Taizé, je suis davantage convaincu que la prière reste le socle d’une expérience de communion avec le Christ.

Jovic KOUEPOU a.a

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Retraite d’entrée au noviciat

La maison régionale des sœurs de Sainte Catherine

La maison régionale des sœurs de Sainte Catherine

            Du 28 août au 6 septembre 2016, la maison Sainte Trinité des sœurs de sainte Catherine d’Alexandrie a accueilli la retraite ouvrant l’année 2016-2017 du noviciat assomptionniste, avec sept participants : le père Benoît a.a., maître des novices et les six jeunes novices. Les activités spirituelles qui ont meublé ces dix jours furent : la prière de la liturgie des heures ; la célébration de l’Eucharistie ; quatre temps d’oraison journalier, d’une heure chacun ; un temps d’accompagnement et quelques instructions. Durant ce temps, chaque novice s’est présenté devant le Seigneur avec la Parole de Dieu d’une part et l’histoire de sa vie d’autre part et s’est laissé instruire par l’Esprit Saint, qui était le principal prédicateur de cette retraite. Pendant ces jours, les novices ont fait l’expérience du silence et de la prière, deux vertus dont ils auront fort besoin durant cette année pour croître spirituellement, comme le dit le vénérable père Emmanuel d’ALZON : « Une des plus grandes forces de l’âme religieuse, c’est le silence… Ces deux grands moyens de sanctification (prière et silence) se donnent la main : sans le silence, point de recueillement ; sans recueillement point de vie intérieure. » Ecrits Spirituels. P. 88-89. Le maître des novices a introduit ce temps de retraite en donnant quelques repères :

  • Comment vivre les temps d’oraison avec la Parole de Dieu.
  • Comment faire la prière d’Alliance ou de relecture de la journée.
  • Comment vivre l’accompagnement spirituel durant la retraite.

C’est avec satisfaction que nos participants ont regagné la communauté du noviciat Saint Augustin, confiant que le Seigneur rendra bénéfique et remplira de joie cette année de retrait.

Prêts pour la retraite...

Prêts pour la retraite…

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Bientôt six religieux de plus…

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Une des dernières sessions de l’année : Introduction aux grandes religions

sessioL’Hindouisme, le Bouddhisme, le Judaïsme, l’Islam, le christianisme et bien d’autres encore sont autant de religions qui procurent aux hommes de ce monde, le « goût de Dieu » et qui nourrissent leur quête de transcendance. En face de cette pluralité religieuse, comment ne pas s’émerveiller et aller à la découverte des religions différentes de la sienne, surtout quand on veut être un homme de communion. C’est dans cette dynamique que les novices et postulants assomptionnistes de Sokodé, avec une novice orante de l’assomption ont bénéficié d’une session d’introduction aux grandes religions  animée par le P. Benoît BIGARD, maître des novices, du 6 au 10 juin dernier.

Sans nécessairement faire un résumé de la session, je voudrais partager avec vous les interrogations que nous renvoient les autres religions sur notre façon de comprendre notre foi en Christ. En introduction, une lecture de quelques extraits de la déclaration Nostra Aetate et des documents du magistère nous a permis de saisir l’intérêt que l’Église accorde au dialogue interreligieux. C’est une dimension essentielle à la réalisation de sa mission en tant que « Sacrement de salut ». Dans sa foi, l’Eglise proclame que Dieu veut le salut de tous les hommes et ce, à travers l’unique médiation de Jésus Christ qui s’est livré en rançon pour tous. (1 Tm 2, 3b-6a)  C’est pourquoi, dans la théologie des religions, le christianisme s’inscrit dans un modèle christocentrique parmi et avec les autres religions. Un modèle qui établit clairement que tous les hommes,  indépendamment de leur religion, accède au salut par l’unique médiateur entre les hommes et Dieu, le Christ Jésus. (1 Tm 2, 3b-6a)  Dans chaque religion en effet, se cachent les semences du Verbe et le dialogue interreligieux permet de les découvrir avec joie et respect. (Décret Ad Gentes, N°11, Vatican II). Il est donc évident que la découverte des autres religions permet de nourrir notre expérience du Christ et nous renvoie quelques interrogations sur notre façon de comprendre la foi au Christ.

DSCI2232En Asie, l’Hindouisme et le Bouddhisme sont deux des grandes religions du continent. Avant tout, il faut comprendre que le but de ces religions est de sortir du cycle des renaissances et des morts (le samsara) afin de parvenir à un état de perfection ou une union parfaite au divin, en fonction des différentes voies dans chaque religion. Dans l’Hindouisme, l’Advaïta est un état mystique, où l’on vit dans la non dualité, une unité parfaite avec le divin. Pour y parvenir, le corps est partie prenante de l’expérience mystique. Dans la mystique chrétienne, le but est de pouvoir dire avec saint Paul : « ce n’est plus moi qui vit mais le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 20) L’Advaïta permet de s’interroger sur notre communion au divin et quelle est place que notre corps occupe dans la recherche de cette unité, en tant que lieu de l’expérience mystique. Dans le Bouddhisme, on distingue deux grandes branches : le Bouddhisme du MAHAYANA, le grand véhicule, et le Bouddhisme du HINAYANA, le petit véhicule, respectivement libérale et traditionnaliste. Que ce soit l’une ou l’autre, la découverte du Bouddhisme nous invite à l’humilité quant à la conception de nos images de Dieu car pour eux tout s’explique très bien sans Dieu. De plus, le Bouddhisme accorde une grande place à l’expérience personnelle. Et nous ? Notre foi : est-elle le fruit d’une expérience personnelle du Christ ? Ou le fruit d’un ensemble de vérité et de dogmes reçus ?

Avec les juifs, « la foi de Jésus nous rassemble mais la foi en Jésus nous sépare » a dit S. Ben CHORIN. Dans le Judaïsme, la découverte de Dieu s’inscrit dans une longue histoire, tout au long d’un chemin de vie. En méditant le Premier Testament nous sommes également appelés à convertir nos images de Dieu et à ne pas s’y enfermer. Saint Paul, dans sa lettre aux Romains, dit que les dons et l’appel de Dieu sont sans repentance. (Rm11, 29) Il est donc clair que la Première Alliance ne sera jamais caduque et donc que Dieu ne renie pas son Alliance et donne une place au Judaïsme comme aux autres religions dans son plan de salut. Dans le Judaïsme, il existe un ensemble de règles à appliquer au quotidien pour vivre en tant que bon juif. Elles peuvent être plus ou moins libérales en fonction des tendances. Elles permettent aux juifs de garder en conscience que la proximité de Dieu n’exclut pas le fait qu’il soit un Tout Autre. Et donc, pour nous chrétiens, que l’incarnation du Verbe ne nous empêche pas de reconnaître en Dieu un Tout Autre dont on ne peut pleinement faire l’expérience qu’à travers un processus de maturation et de croissance.

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Les musulmans sont dominants dans 36 pays dans le monde entier. De nos jours, en phase avec l’actualité, il est facile de s’enfermer dans une conception négative de l’Islam. Et pourtant, en osant aller à sa découverte, on y retrouve des rayons de Vérité, des semences du Verbe. L’affirmation de l’unicité de Dieu, d’« Allah », constitue le credo des musulmans. Nous croyons aussi en seul Dieu. Mais est-ce véritablement en un Dieu ou en trois Dieux que nous croyons ? Certaines dévotions chrétiennes populaires doivent être corrigée… Les musulmans prient au moins cinq fois par jours. Les chrétiens en général, en dehors des moines, n’ont pas développé une vie de prière organisée dans la journée. Et pourtant, l’Église, nous offre la liturgie des heures en tant que moyen efficace pour rester en permanence en communion avec le Seigneur. Qu’elle est donc la place de Dieu et de la prière dans notre vie quotidienne ?

Toutes ces interpellations montrent que les autres religions peuvent constituer un miroir avec lequel l’on peut inspecter notre manière de vivre la foi. Découvrir les religions permet d’être humble et d’admettre avec Michaël Amaldoss que « dans une perspective pluraliste, nous devenons plus conscients du fait que même dans le christianisme, la manifestation et la compréhension de la Parole, de cette Parole qui est la plénitude même, ne peuvent être que partielles et limitées parce que le christianisme lui aussi est en marche et qu’il est conditionné par l’histoire et la culture » (consulteur eu conseil pontifical pour le dialogue interreligieux)

Jovic KOUEPOU, novice, a.a

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LES JEUNES S’INTERROGENT SUR LE FRANC CFA.

Le Réseau de Jeunes pour l’Intégration Africaine (RJIA) a tenu le samedi  28 mai à l’université Joseph KY-ZERBO de Ouagadougou, une conférence publique qui a réuni plus de 400 participants à l’amphi C.  Sous le thème de « Impact du Franc CFA sur le développement  des pays africains de la zone franc », le conférencier Monsieur BARO Damo Justin a pu lever l’ignorance des étudiants et professionnels sur la  question du Franc CFA dans le continent Africain.

« Impact du Franc CFA sur le développement  des pays africains de la zone franc », voilà le thème autour duquel  le RJIA a organisé  une conférence, le samedi 28 Mai à l’amphi C de l’université Joseph KY-ZERBO de Ouagadougou. L’animateur Monsieur BARO Damo Justin, ancien gouverneur de la BCEAO et ancien administrateur à la banque mondiale.   En donnant d’abord l’historique du Franc CFA, le conférencier a fait ressortir les avantages, les inconvénients l’impact de cette monnaie dans nos contrées. Pour le conférencier, la stabilité monétaire est un impact positif pour nos pays car elle est un facteur de développement et de croissance vu les investissements qu’elle engendre. Mais il reconnaît que le pays de rattachement du Franc CFA qui est la Hollande constitue un impact négatif pour l’Afrique car le flux du taux de parité est fonction du pays de rattachement, ce qui ne prend pas en compte nos réalités.

 « Faut-il abandonner le franc CFA au profit de notre propre monnaie ? » C’est sur cette question houleuse, que se faisait le débat. Mademoiselle Sylvie KABRE, membre du réseau, nous laisse entendre son cri de cœur : « Il est temps pour la zone Franc Cfa de l’Afrique de mettre en place sa propre monnaie car c’est le mécanisme de fonctionnement du Franc CFA qui donne plus de valeurs à la monnaie européenne ».

Par ailleurs, le choix de cette université pour abriter cette conférence n’est pas anodin car selon M. Joël ZOUNGRANA, coordonnateur régional du Réseau de Jeunes pour l’Intégration Africaine : « l’université est le lieu du savoir par excellence», et  « nous les jeunes, nous avons besoin d’être éclairés sur la question du franc CFA, car nous sommes les décideurs de demain et nous avons besoin d’être formés afin de défendre consciemment nos idées et de prendre de bonnes décisions pour l’Afrique.»

Prévu pour prendre fin à 17h, la rencontre qui a débuté à 15h, s’est prolongée avec les multiples interventions des participants, attestant du grand intérêt porté par tous au thème.

Carine MEDA

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Le dernier inter-noviciat de l’année…

Soeur Nathali

Sœur Nathalie

Du 9 au 13 mai, s’est tenue au Centre Pastoral Diocésain de Kara la dernière session de formation autour du thème : « la gestion des conflits » animée par la sœur Fleur Nathalie YASSINGUEZO de la Congrégation des sœurs de Saint Augustin du Bénin.

Contrairement aux précédentes sessions, celle-ci n’a pas connu la participation d’un grand nombre  de participants car plusieurs communautés avaient déjà eu à  participer à une formation en matière de gestion des conflits bien avant sa programmation.  C’était donc notre tour d’être ressourcés en la matière et la sœur Nathalie s’en est chargée avec une pédagogie et une délicatesse très appréciées par les participants. Après avoir défini le conflit et donné la place qu’il occupe dans nos relations humaines et communautés, la sœur nous a instruits ensuite sur la reconnaissance d’un conflit et a terminé sur les méthodes de gestion des conflits. De ce parcours mené en cinq jours, l’essentiel que je retiens est ceci :

  • le conflit peut se définir comme une contradiction qui fait partie de notre vie et que nous avons du mal à gérer. Il existe deux types de conflits : le conflit intra personnel : qui dépend de nos histoires parsemées de difficultés ou de souffrance et le conflit interpersonnel dont on a le plus conscience et expérimentons le plus dans nos communautés.
  • Les conflits sont utiles mais pas nécessaires.
  • Chaque fois que nous contribuons au bien de nos frères, notre degré de bien-être augmente. Nous devons laisser de côté nos préjugés et nos sentiments dans la gestion des conflits car nos préjugés nous enferment dans nos positions et créent des tensions en nous et dans nos relations.
  • La méthode de résolution d’un conflit la plus recommandée est la collaboration, qui implique la négociation. Elle se fait en plusieurs étapes dont les plus importantes sont : clarifier les intentions de chaque partie, recueillir les informations et identifier les besoins de chaque partie, utiliser les questions ouvertes pour amener chaque partie à exprimer clairement ses préoccupations, inviter chaque partie à accueillir et à reformuler les besoins de l’autre partie et enfin amener les parties à proposer des solutions qui prennent en compte autant que possible les besoins de tous.

Au bout de la session, chacun de nous est rentré chez soi avec la conviction qu’une nouvelle semence avait été semée dans son cœur. À présent, il nous appartient de l’entretenir afin qu’elle puisse germer et porter du fruit dans notre cheminement à la suite du Christ. Notons que c’est dans une ambiance joyeuse que la session s’est terminée grâce à la traditionnelle soirée récréative où les novices et postulants présents, ont mis en œuvre leurs talents d’artistes en matière de sketch, danses, etc. C’est dans la même joie que je me recommande à vos prières tout en vous rassurant de toujours compter sur les miennes.

AZIAMALE Christian, postulant a.a

Voir un autre écho de la session sur le blog de P. Benoît

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De retour des stages, le noviciat reprend son chemin

Honoré à Dapaong

Honoré à Dapaong

Chaque année, durant un mois, le rythme quotidien du noviciat passe en mode « vie ralentie », comme les plantes, et laisse place à un autre rythme : celui des stages apostoliques et d’un éventuel congé pour le maître des novices. Il en a été ainsi durant le mois d’avril dernier.

En effet, tandis que les novices se rendaient dans leurs différents lieux de stages, pour 21 jours d’affilés, entre le 4 et le 24 avril, le maître des novices, quant à lui, s’est rendu en France pour un congé d’un mois, profitant ainsi de l’absence de ses fils. C’est donc la grande partie de la communauté qui s’est dispersée sous plusieurs horizons mais en laissant les soins de la maison aux pères Iosif et Bien Aimé. Comme les disciples, envoyés deux par deux en mission, nous avons été envoyés en binôme dans quatre lieux distincts pour le stage apostolique :

  • Jean-Valère KOUWAMA et Jean Paul LAKAZA : chez les sœurs Notre Dame des Apôtres, à Kolowaré en charge d’un grand centre de soins multidisciplinaire mais avec aussi des personnes malades du sida ou de la lèpre.
  • Honnoré WINIGA et Bernadin KANTCHIRE chez les sœurs hospitalières du Sacré -Cœur à Dapaong qui travaillent auprès des personnes malades du sida à travers l’association « Vivre dans l’espérance »
  • David BINIDI et Armel YONI DAKISWENDE Chez les frères Don Orione à Bombouaka qui s’occupent d’enfants handicapés.
  • Marius AMEGNIKPO et Jovic KOUEPOU chez les sœurs de la Providence de Saint André de Peltre à Kaboli en charge d’un centre médical.

Durant ce temps, nous avons eu la joie d’expérimenter la réalité d’une communauté apostolique au sein des communautés de nos frères et sœurs religieux. Nous espérons à présent que cette expérience portera de bons fruits pour notre marche à la suite du Seigneur.

Dès notre retour, le 20 avril au soir, le rythme familier du noviciat s’est remis petit à petit en place et s’est pleinement rétabli depuis le retour du père Benoît le 27 avril. À présent, nous nous préparons pour notre dernière session d’inter noviciat de l’année qui aura lieu, du 9 au 13 mai à l’endroit habituel : Kara. Il va donc sans dire que le noviciat reprend son chemin. C’est sur ces mots que je vous souhaite par anticipation une joyeuse fête de Pentecôte et vous demande de continuer à prier pour nous comme nous prions pour vous.

Fraternellement,

 Jovic KOUEPOU, novice a.a

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Vers la 7ème édition des voyages interreligieux et interculturels d’intégration africaine : A Dakar, les jeunes se préparent !

Du 1er au 15  août 2015,  s’est tenu à Dakar, la 6ème édition des voyages interreligieux et interculturels d’intégration africaine sous le thème : « Intégration africaine et culture démocratique ».

 Cette rencontre de la jeunesse africaine, fortement soutenue à la fois par la Province d’Europe des Assomptionnistes à travers sa «fondation Adveniat », mais aussi par de nombreuses institutions (UEMOA ; SOGEMAB,  Festival Africa Web) ainsi que par des amis, marque un tournant décisif dans la recherche, par la jeunesse africaine, des voies et moyens pour le développement et la paix du continent africain à travers le dialogue interreligieux et interculturel.

A l’issue de la  rencontre de Dakar, les jeunes avaient dégagé des projets et des perspectives pour les années à venir. Après avoir réaffirmé leur désir de contribuer à la construction d’un état fédéral africain à travers le dialogue interculturel et interreligieux,  les jeunes se sont donné rendez-vous à Accra au Ghana en août 2017 pour célébrer le 60ème anniversaire de l’indépendance du Ghana sous le signe du panafricanisme, en travaillant à assumer l’héritage de Kwame N’ Krumah. Concrètement, le thème retenu est le suivant : « La jeunesse africaine face au panafricanisme : l’héritage de Kwame N’Krumah ».

Neuf mois après l’édition de Dakar, la section RJIA du Sénégal s’est rencontrée à Dakar, ce samedi 29 avril 2016, pour penser la mise en œuvre de la 7ème édition des voyages d’intégration. Cette importante rencontre a connu la présence de Monsieur Mamadou Mignane Diouf, membre de la société civile Sénégalaise, coordonnateur du Forum Social Sénégalais et défenseur du panafricanisme. Après avoir invité les jeunes à cultiver une certaine « turbulence » intellectuelle et citoyenne, Mignane Diouf a promis de s’engager aux côtés du RJIA pour que « Accra 2017 » soit un espace fédéral des mouvements panafricanistes.

A Dakar comme à Ouagadougou, à Lomé comme à Cotonou, les jeunes du RJIA sont conscients qu’ils devraient se mobiliser pour la réussite de la rencontre du Ghana. Pour cela, il importe avant tout, selon les termes de Jean-Pierre Da Sylva, coordonnateur de la section RJIA du Sénégal, de mettre en place des stratégies claires pour la participation de nombreux jeunes à la 7ème édition.  Parmi ces stratégies, il faudra rassembler des acteurs et des partenaires dans nos différents pays pour les impliquer au projet du Ghana. Alors, au travail !

 

JP Sagadou

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La 4eme assemblée générale du RJIA !

Le Réseau de Jeunes pour l’Intégration Africaine (RJIA) de la province du Burkina Faso a tenu une assemblée générale le dimanche 24 Avril 2016 dans le quartier de Kossodo. Sous la direction du bureau,  cette rencontre qui avait plusieurs points en ordre du jour a connu une participation marquante des membres du réseau. Durant deux heures trente, les jeunes ont fait preuve de leur engagement pour la réussite des activités à venir.

Encadreurs, nouveaux comme anciens membres du réseau, Ils ont tous répondu présent à l’invitation du bureau qui avait d’une part organisé une assemblée générale et d’autre part la tenue de l’activité  dédiée à la visite des personnes ressources du réseau. A cet effet, c’est dans la famille BONOU que les jeunes du RJIA ont été reçus  aux environs de 15h pour mener leur activité.

Après une présentation des participants à cette rencontre, M. Joël ZOUNGRANA, coordonnateur du RJIA, section du Burkina, passe à l’ordre du jour constitué de plusieurs points. Il a d’abord fait le bilan des activités passées, mais il a aussi relevé les difficultés survenues, engendrant ainsi le report et la suspension de certaines activités inscrites au programme annuel du réseau. La dite assemblée s’est beaucoup étendue sur le point concernant la préparation de la conférence publique qui aura lieu  le samedi 14 Mai prochain à l’université de Ouagadougou sous le thème de : « Impact du Franc Cfa sur le développement des pays africains de la Zone Franc. » Cette conférence sera donnée par Monsieur Justin Damo BARO, ancien gouverneur de la BCEAO (Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest).cette conférence se déroulera à l’amphi A600 à 15h00.

 L’assemblée a connue la participation particulière de certains membres dont le Père Jean Paul SAGADOU, supérieur de la communauté des assomptionnistes, de Mme Sylvie BEIGE/BAMOGO qui avait d’ailleurs rejoint son époux en France, des encadreuses  qui sont affectueusement appelées maman Séraphine et maman BONOU.C’est d’ailleurs cette dernière qui a bien voulu recevoir le groupe chez elle.

Le Père Jean Paul SAGADOU, initiateur du réseau, a pris le soin de donner des astuces qui pourraient faciliter la bonne communication sur l’activité qui aura lieu le samedi 14 Mai. Par ailleurs, il félicite Joël ZOUNGRANA qui nous a fait part de ses fiançailles qui aura lieu le 07 Mai. Tout en souhaitant la bienvenue aux nouveaux membres du réseau, il invite les jeunes à donner de l’importance à leurs activités en communiquant beaucoup sur les réseaux sociaux.

Cette assemblée générale qui marque la 4eme assemblée du RJIA a connu une touche particulière. Elle a terminé en beauté avec des mets ivoiriens offerts par la Famille BONOU, la famille accueillante du jour.

Le père finit ses propos en réitérant ses remerciements à la famille BONOU d’avoir bien voulu accueillir la famille du RJIA. Madame BONOU, dans son humilité adresse ses remerciements aux jeunes de l’avoir accueilli comme leur mère. C’est aux environs de 19H que la fraternisation pris fin.

En rappel, le Réseau de Jeunes pour l’Intégration Africaine est  un réseau qui prône l’unité africaine à travers la valorisation de nos valeurs culturelles, le dialogue interreligieux et la découverte des pays africains ainsi que leurs richesses. Ce Réseau est sous la responsabilité des Augustins de l’Assomption, Congrégation religieuse catholique internationale  qui porte en elle des convictions fortes pour l’avenir de la jeunesse africaine.

Carine Meda, Journaliste

Membre du RJIA

 

 

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