SÉJOUR DU PÈRE PROVINCIAL A SOKODE AU TOGO

Le Révérend Père Benoît BIGARD a effectué une visite au Togo du 26 mars au 2 avril 2018 dans les communautés de Komah et du noviciat saint Augustin à Sokodé. Son séjour a été marqué par une série d’activités : une audience avec l’évêque de Sokodé, Monseigneur Célestin-Marie GAOUA ; une visite fraternelle chez les Sœurs Orantes et chez les Religieuses de l’Assomption, un entretien individuel avec tous les religieux assomptionnistes et tous les jeunes frères en formation (Postulants et Novices).

Les Postulants autour du Provincial à la chapelle du noviciat

Le Père Provincial a ouvert le Triduum Pascal le soir de la célébration du Jeudi Saint. Au cours de la Messe, il n’a pas manqué d’aborder cet épisode que relate la plume de saint Jean où Jésus lave les pieds de ses disciples. En reprenant les mêmes gestes de Jésus, le Provincial a choisi douze fidèles de la paroisse Notre Dame de l’Assomption, à qui il a lavé les pieds. Il a ensuite exhorté les fidèles de cette paroisse à imiter les pas du Christ serviteur.

Dans la soirée du dimanche de la résurrection les religieux et jeunes frères en formation se sont réunis autour du Provincial, au noviciat, pour un temps de partage de repas fraternel. Ce moment du repas, qui est l’un des moments clés  des Augustins de l’Assomption, fait parti des activités indispensables de la communauté. Ce fut une occasion de refaire nos forces physiques mais aussi pour renforcer notre fraternité. Le Père Benoît a saisi l’occasion ce même soir pour envoyer les novices, deux par deux en stage apostolique de trois semaines. Le lendemain matin  s’annonçait la fin de son séjour parmi nous. Il a donc pris la route du Burkina Faso avec certains frères, pour la cérémonie de bénédiction du scolasticat de Ouagadougou.

 Judicaël KOGO, postulant a.a.

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Inauguration du scolasticat de Ouagadougou

Retour en images sur l’inauguration et la bénédiction du scolasticat de philosophie de Ouagadougou, le 5 avril 2018 

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CAMP VOCATIONNEL

En visite au noviciat saint Augustin

Il  s’est tenu à Sokodé en communauté Assomptionniste de Komah, du 25 au 29 mars 2018, une session vocationnelle dans le but de découvrir le charisme et les œuvres de la congrégation. Cette session a regroupé 17 aspirants venant de divers diocèses du Togo.

Pendant cette session nous avons été instruits sur divers thèmes :

  • La grande famille de l’Assomption, développée par le Père Lucas SEZOUHLON.
  • La vocation dans la Bible et la vocation dans l’Eglise développées par le Frère Blaise BONOU-YEHOUENOU
  • Le charisme et l’esprit de l’Assomption, développés par le Frère Fabrice AKELESSIM
  • Les vertus chères à l’Assomption par le Père Bien-Aimé RAZAFIMHAVELO
  • Histoire et fondation d’une famille religieuse, par le Frère Vivien DOKOUI.

Nous avons eu un entretien personnel avec les responsables de vocation ; ensuite, il y a eu la découverte de la ville de Sokodé et du noviciat saint Augustin.

Nous avons été réjouis par ce camp dans son ensemble. Par ailleurs nous souhaiterions qu’à la prochaine session il y ait :

  • Une exposition du très saint sacrement et la méditation du très saint rosaire
  • Une projection de film qui relate un peu la vie du Père d’Alzon ou sur la famille des Augustins de l’Assomption
  • Une implication des aspirants dans l’animation liturgique (Offices et messes).

LES DIX-SEPT ASPIRANTS

Nous exprimons notre profonde gratitude à la communauté d’accueil à travers son supérieur le Père Vincent KAMBERE. Notre gratitude va également au Père Benoit BIGARD, Provincial d’Europe, pour sa présence parmi nous.

Nous, les aspirants, nous tenons à nous remercier les uns les autres pour notre participation active aux différentes tâches.

Que Dieu Tout-Puissant dans sa bonté nous illumine et nous éclaire pour bien discerner notre vocation.

Merci à tous !

Pour les aspirants Assomptionnistes,

Benjamin

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Célébration de la fête Sainte Marie Eugénie de Jésus le 10 mars 2018 à Ouagadougou

Ce samedi 10 mars toute la communauté du scolasticat assomptionniste de Ouagadougou s’est retrouvée aux côté des Religieuses de l’Assomption  dans le quartier de Dassasgho à Ouagadougou, pour célébrer la fête de Sainte Marie Eugénie et les 10 ans de la fondation du complexe scolaire Sainte-Marie Eugénie (l’établissement scolaire tenu par les Religieuses de l’Assomption à Ouagadougou). La journée a commencé avec la célébration eucharistique à 8h30. Elle a été  présidée par le père Paulin Kakule, religieux assomptionniste. Sont venus communier à cette célébration, le corps enseignant, les parents et amis de l’école et des sœurs et sans oublier les laïcs de l’Assomption (laïcs/RA).

Après la célébration eucharistique, les enfants ont agrémenté la fête avec leurs prestations : récitations, chants, danses, sketches, slam. Du CP1 à la 4e, chaque classe a fait preuve de créativité. Tous se sont mobilisés pour la réussite de la fête.

Les prestations évoquaient des thématiques essentiellement liées à l’éducation : le civisme, l’éducation sexuelle, etc.

La journée s’est achevée avec deux matchs de football opposant d’une part le primaire et la 6e et d’autre part la 5e et la 4e. Le premier match s’est soldé par 1 but partout et le second par 2 buts contre 1 en faveur de la 4e. Les frères assomptionnistes ont participé aux activités à travers l’encadrement des enfants lors de la célébration, le service de la table, la médiatisation de la journée assurée par le Fr Jean-Valère, l’arbitrage du match par le Fr Dominic M’BAEZE, le « coach» de la communauté.

La mobilisation des Religieuses, ainsi que leurs collaborateurs dans cette œuvre, témoigne du Royaume en marche.

 

Frère Rodrigue Ouédraogo, aa.

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Au cours d’une rencontre extraordinaire, la communauté de Ouagadougou a accueilli le lundi 26 février 2018 le Fr Dénis WASH, missionnaire d’Afrique au Burkina Faso depuis 20 ans. Elle avait pour principal objet le partage de sa vocation de frère avec la communauté.

En effet, le Fr Dénis est un canadien qui a fait le choix de la vocation de frère. Pour lui, sa vocation est un mystère et il la considère comme étant un don de Dieu. « C’était le don que Dieu a déposé en moi, et j’ai dit Oui. Au fond de moi-même c’était ça. J’ai dit Oui. C’est Dieu qui m’a choisi et qui a déposé en moi cette vocation de frère. » insista-t-il au cours de son partage. Sa vie missionnaire est pleine d’expériences : services paroissiales, accompagnement spirituel, économat, formation, etc. C’est une réelle complémentarité que le Fr Dénis vit avec ses confrères prêtres dans l’œuvre missionnaire des pères blancs. Il est « très heureux » dans sa vocation de frère et il la vit en pleine liberté.

Pour nous religieux assomptionnistes en formation, ce fut un vibrant témoignage car en Assomption, « la consécration religieuse et la tâche apostolique situent tous les religieux, Pères et Frères, dans une même mission. » RV N°56. En plus, cette expérience concrète fut un plus nécessaire pour la compréhension de la vocation du frère dans une congrégation cléricale comme la nôtre. A ce titre, cette expérience peut être un moyen de discernement quant au choix qu’on doit faire entre demander l’ordination sacerdotale ou pas, après les vœux perpétuels. Puisse le Seigneur éclairer nos choix…

Fr. Jovic KOUEPOU

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Nouvelles de ces dernières semaines

L’Assomption en Afrique de l’Ouest se porte bien et grandit sous la mouvance de l’Esprit Saint.

Les dernières semaines ont été marquées par divers événements que nous souhaitons partager avec vous dans les lignes qui suivent.

  1. D’abord, la semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

Assomptionnistes, nous sommes des hommes de communion. Notre charisme est œcuménique et dès les premières années de notre fondation, notre fondateur, le Père Emmanuel d’Alzon a été particulièrement sensible à cette question quand il envoya le père Victorin GALABERT en Orient pour la mission et quand quelques années plus tard, il fonda les Sœurs Oblates de l’Assomption pour la même mission.

En Afrique de l’Ouest, depuis notre fondation, nous organisons chaque année, pendant la semaine du 18 au 25 Janvier, semaine réservée par l’Eglise pour la prière en faveur de l’unité des chrétiens, une série d’activités pour favoriser le dialogue entre catholiques et chrétiens des autres confessions chrétiennes.

Cette Année à Sokodé, la semaine a été marquée par diverses célébrations œcuméniques avec une conférence et un concert de chorales le 24 janvier au Centre Culturel Saint Augustin de Sokodé. Outre le concert, plusieurs autres célébrations ont eu lieu à la paroisse presbytérienne Bethlehem, à la paroisse Notre Dame de l’Assomption (paroisse assomptionniste) et à la cathédrale sainte Thérèse de l’enfant Jésus de Sokodé.

A Ouagadougou, pour une deuxième fois, la communauté du scolasticat a accueilli leurs amis laïcs assomptionnistes et quelques frères protestants pour une soirée de causerie autour du thème de cette année et une séance de prière œcuménique suivie d’un partage d’agapes fraternelles. Le thème proposé par l’Eglise cette année est « ta main droite me conduit ».

  1. Puis la retraite annuelle des frères en mission en Afrique de l’Ouest

Pendant sept jours, les frères assomptionnistes présents sur le territoire ouest africain se sont retrouvés à Daluak à Dapaong (Nord Togo) pour leur retraite annuelle. C’est autour du thème « Au service de l’unité dans un monde divisé » que le père Bernard Leleannec ; supérieur de la communauté de Nîmes en France a entretenu les 22 frères présents pour la retraite.

Le thème de la retraite s’inscrit à la suite de notre dernier chapitre général et nous a permis de prendre conscience que la foi nous met en marche pour la mission. Mais pour que l’unité soit possible et effective, il nous faut la construire dans nos communautés qui sont les premiers lieux où nous partageons la vie fraternelle ; où nous vivons la joie et où nous apprenons à connaître le Christ, à l’aimer et à le communiquer à ceux vers qui nous sommes envoyés.

Le chapitre général nous lance donc un grand défi dans l’appropriation de notre patrimoine spirituel afin de transformer le monde par un zèle apostolique sans cesse renouvelé. Pour nous le faire comprendre, le prédicateur s’est appuyé sur les actes de notre dernier chapitre général en commentant les paragraphes sur notre charisme à la lumière de Saint Augustin, du père Emmanuel d’Alzon, de notre Règle de vie et des différentes réalités de notre vie quotidienne.

A la fin de la retraite, le père Bernard nous a laissé ce précieux conseil : « Vous êtes héritiers, soyez fondateurs et en Afrique de l’Ouest, vous êtes déjà sur un terrain de fondation… Travaillez à être tant homme et rien de plus… Soyez prudents bien sûr ; soyez audacieux. Prenez ce que la providence vous donne aujourd’hui et soyez reconnaissants. N’oubliez surtout pas que la chance est « chevelue par devant et chauve par derrière » »

Que le Seigneur rende donc fructueuse la semence de cette retraite et qu’il nous donne la grâce d’être à la hauteur de la mission qui nous a été confiée : celle d’annoncer et d’étendre le règne de Dieu dans le monde. Que nous sachions inventer des outres neuves pour remplir le vin nouveau de l’Evangile afin d’enivrer ceux vers qui le Seigneur nous envoie…

« A vin nouveau, outres neuves »

 

Frère Jean-Valère KOUWAMA, aa.

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Présentation officielle de la communauté à la Paroisse Saint Jean-Marie Vianney de Tampouy, territoire paroissial auquel nous appartenons à présent

Arrivés dans notre nouvelle communauté de Kossoghin depuis le 26 décembre 2017 au soir, tous les membres de notre communauté ont été présentés le 14 janvier 2018, deuxième dimanche du temps ordinaire à la messe de 9h aux fidèles de la paroisse Saint Jean Marie Vianney de Tampouy. Car, notre communauté se situe sur le territoire de ladite paroisse.

La messe de circonstance a été présidée par le Père Paulin KAKULE et concélébrée par le Père Jean Paul SAGADOU  assistés de deux diacres dont le diacre Jean Claude DIWEDIGA. L’animation liturgique a été assurée par la Chorale sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la paroisse. La présentation de la communauté des Augustins de l’Assomption a été faite par le curé, Monsieur l’Abbé Etienne NANA au tout début de la messe. Dans son intervention il a souhaité la bienvenue aux Assomptionnistes et il a invité les chrétiens à prier pour la mission des Assomptionnistes au service de l’Église. L’homélie a été prononcée par le diacre Jean Claude. Basée sur les textes liturgiques du jour, dans un premier temps, il est revenu sur l’appel du jeune Samuel. Ainsi, devant la voix de Dieu et celle du monde, il nous faut donc l’attitude d’écoute et de discernement pour bien découvrir ce que le Seigneur veut de nous. En effet, dans l’Évangile, Dieu nous appelle par la voix de Jean Baptiste qui montre à chacun d’entre nous l’Agneau de Dieu. De plus, en l’instar de l’apôtre André nous sommes appelés à témoigner de Jésus auprès de nos frères et sœurs après avoir fait sa rencontre. Enfin le diacre Jean Claude a invité l’assemblée chrétienne à prier pour l’Église et ses responsables, les parents et les éducateurs afin qu’ils aient conscience de leur mission de médiation.

A la fin de la messe,  nous avons été invités au presbytère où nous avons eu un temps de présentation mutuelle et d’échanges avec le curé et ses vicaires. Enfin, nous avons  partagé un repas d’amitié offert par  le curé et toute l’équipe presbytérale pour l’occasion.

 

  Frère Pascal GABIAM, a.a

Quelques photos de la célébration

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« Rejoindre le Christ par la solidarité et le service des pauvres » Appropriation du Charisme (samedi 13 janvier 2018) Équipe de vie Wilfried DUFAULT

  1. Introduction :

Ce thème est tiré de cet article 19 des Actes du Chapitre général de 2017 :

« La solidarité et le service des pauvres donnent toute sa chair à notre engagement pour l’unité ; chaque Assomptionniste veut y rejoindre le Christ :

  • Face à la pauvreté, source de divisions entre les peuples et au sein des peuples, nous sommes engagés en de nombreux lieux : auprès des migrants et des réfugiés (Athènes, Péniche Je sers…), des ouvriers pauvres à Saigon, des habitants des bidonvilles à Manille…
  • La lutte contre la pauvreté passe aussi par notre engagement au service du développement, de l’accès à l’éducation, de la protection de l’environnement, la promotion des droits (Accompagner à Bruxelles)…
  • Cette solidarité se vit aussi dans notre congrégation, quand nous mettons en commun nos ressources humaines et économiques, etc. Nous nous souvenons aussi qu’une partie de nos ressources vient de la générosité des personnes modestes. »

Ceci dit, rappelons que la trilogie : « hommes de foi, hommes de communion, solidaires des pauvres et des petits » ‒ que nos chapitres généraux de 2005 et 2011 ont énoncée pour ré-exprimer notre charisme ‒ est non seulement un rappel de nôtre être fondamental comme Assomptionnistes, mais aussi un appel à envisager plus concrètement, au niveau communautaire et individuel, notre manière propre de continuer l’œuvre libératrice de Jésus-Christ, notre manière propre de rendre présent le Royaume de Dieu.

« Fidèles à la volonté du P. d’Alzon, nos communautés sont au service de la vérité, de l’unité et de la charité » (RV 5)

Le Chapitre général de 2017, dans la fidélité à cet article de la Règle de Vie et aux orientations des deux Chapitres généraux précédents, veut que nous approfondissions le thème de l’unité. Ainsi, pour les six ans à venir, tous ensemble et chacun individuellement, nous devons incarner le religieux au service de l’unité dans un monde divisé, dans un monde où les écarts entre riches et pauvres s’élargissent de plus en plus. Au-delà de nos cercles les plus proches de relations, nous nous devons de réfléchir sérieusement sur notre solidarité avec les pauvres et les petits. Comment nous sentons-nous concernés par les situations de pauvreté que traverse notre peuple ? Et concrètement, comment notre communauté de Ouagadougou peut-elle s’approprier l’une ou l’autre situation de pauvreté autour d’elle et la porter en vue des lendemains meilleurs ?

2. Quelques références à partir de la Bible    

Au détour de nos carrefours ou de nos chemins quotidiens, nous rencontrons des hommes, des femmes et des enfants qui implorent notre aide souvent financièrement pour assouvir leur faim ou soif. L’indigence et la précarité de ces personnes nous mettent devant la réalité ambiante de la pauvreté. Cette dernière n’est pas que le sort des autres mais peut être ou le notre aussi. Sur nos chaines de télévision, nous regardons le triste spectacle des enfants squelettique mourant de faim, de l’indigence et la misère, des sans abris, des immigrants

         Certains pays sont même qualifiés de pays pauvre. La pauvreté est donc une réalité qui ne peut être occultée. Elle est au cœur des rencontres politiques, religieuses ou des associations caritatives.

        La bible comme histoire de Dieu qui vient à la rencontre de l’homme dans ses joies et peines parle de la pauvreté ; Elle éclaire nos actions vis-à-vis de cette réalité ; elle définit dans ses vraies limites la pauvreté.

       Dans le premier testament, et plus précisément dans le livre des proverbes au Chapitre 13 verset 31, Dieu à un attachement particulier aux pauvres a tel enseigne qu’il se sent indigné lorsque ce dernier est laissé pour compte et rejeté par les siens. Mais Il béni celui qui accueille un pauvre sans dédain. Dieu se réjouit plus lorsque nous partageons notre pain avec l’affamé, lorsque le pauvre sans abris trouve chez nous où poser sa tète ; et comme le dira Moise à Israël dans le livre de Deutéronome au chapitre 10 verset 18 «  Yahvé est le Dieu des dieux, celui qui fait droit aux orphelins et à la veuve et Il aime l’étranger auquel il donne  pain et vêtement »

       Dans le second testament nous voyons que Jean qui préparait le ministère de Jésus a invité ses contemporains en Luc chapitre 3 verset 11 a une vie de sobriété tout en jetant un regard sur le pauvre qui lamente devant nos maisons et autour de nous en ces termes « Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n’en a pas, et que celui qui a de quoi manger fasse de même »

       Mais une question peut être posée : la pauvreté est –elle seulement matérielle ?

NON, rappelons nous du sermon de Jésus sur la montagne communautairement appelé les béatitudes dans l’évangile de Saint Matthieu a chapitre 5 verset 3 « heureux ceux qui ont le cœur pauvre car le royaume des cieux est a eux »

   Alors quelles actions posons-nous au jour d’aujourd’hui en tant qu’Assomptionniste pour endiguer la pauvreté ? 

3. Le père d’Alzon et la solidarité

Notre vie spirituelle, notre substance religieuse, notre raison d’être comme Augustin de l’Assomption se trouve dans notre devise : Advenait Regnum Tuum ; l’avènement du Règne de Dieu en nos âmes par la pratique des vertus chrétiennes et les conseils évangéliques, conformément a notre  vocation, l’avènement de Dieu dans le monde par la lutte contre Satan et la quête des âmes rachetées par Notre Seigneur  et plongées pourtant dans les ténèbres de l’erreur et du péché.

                 Le thème sur la solidarité n’est pas aborder en tant que telle dans les écrits spirituels. Cependant cela peut se remarquer à travers les œuvres du père d’Alzon. En effet chez d’Alzon on trouve un lien très fort entre œuvre de foi et œuvre social. C’est-à-dire Jésus tourner vers le père et au service des hommes ou encours l’eucharistique qui rassemble et nous envoie auprès nos frères et sœurs. D’Alzon de son vivant à accompagner des ouvres personnelles ou collectives, publiques ou privées, petite ou grande, qu’il fonde lui-même ou qu’on lui confie, toujours dans une vision, un projet qu’il partage avec les autres. Comme œuvres fonder, nous pouvons citer l’orphelinat des garçons et l’orphelinat féminin saint-joseph et fait appel a des tertiaires puis aux sœurs de sainte joseph de vans. D’Alzon a soutenue également les œuvres  comme la corporation chrétienne des ouvriers tisseurs,  dans le Quel il implique les Religieux. Dans le collège de Nîmes, il instaure l’adoration mensuelle de nuit pour les professeurs et les élèves volontaire.

 A l’exemple du père  fondateur, il nous incombe aussi en tant qu’étudiant et religieux a Ouagadougou de développer certains action qui pourra répondre aux besoins des personnes en difficultés.

– Tout d’abord être attentifs et discerner ceux que vie les personnelles  que nous rencontrons

 – avoir l’esprit créatif et d’initiale.

-Avoir un souci de nous informer sur la vie du mode pour se réjouir de ce qui va et pour prendre conscience des souffrances vécues, des injustices

– Voir si ma façon de vivre mais aussi la façon de vivre de mon milieu contribue telle a promouvoir l’inégalité

–  repérer les situations qui augmentent le gouffre entre pauvre et riches

– Avoir le gout de prier pour les personnes souffrantes

– Être a l’écoute des questions existentielles et les souffrances de ceux que je côtoie

– Avoir le désir d’annoncer jésus christ, afin de redonner vie aux âmes attrister par la pauvreté

4. Un appel du supérieur général

Dans l’appropriation de notre charisme nous avons choisi de nous replonger dans la lettre du Supérieur Général, le père Benoît GRIERE, adressée à la congrégation le 27 septembre 2013, qui pour nous reste encore d’actualité. Nous ne ferons pas une lecture systématique de la lettre, mais nous choisirons un certain nombre de points pour notre réflexion.            Au tout début de son raisonnement sur les comportements à examiner, Benoit GRIERE aborde la question de la pollution et du gaspillage. Cela nous touche directement, à nous qui occupons des nouveaux locaux ici à Kossoghin. Nous avons à prendre soin non seulement des saletés qui trainent dans la cour et d’avoir un regard hygiénique et entrepreneurial sur nos différentes poubelles. Là-dessus, une pensée positive est déjà en cours sur la transformation de ce qui est biodégradable en compos. C’est en encourager et à soutenir. Mais il faut aussi en ce qui concerne le gaspillage, que nous ayons une attention particulière sur ce que nous faisons ou ferons de nos restes de nourriture. L’argumentaire qu’il donne de la nourriture, des études et de la santé est à considérer fortement dans notre vie religieuse de chaque jour. En effet le religieux n’a pas choisir tel ou tel repas par complaisance. Il doit plutôt être humble et fier de sa famille religieuse qui lui trouve différents repas chaque jour et ne pas être excessif et capricieux. Pour ce qui concerne les études, il est toujours dit par exemple « que le jour où l’on étudiera plus à l’Assomption, l’Assomption n’aura plus sa raison d’être ». Cette phrase nous interpelle et nous oblige à étudier avec efficacité et sérieux dans la quête d’excellents résultats. Il faut donc s’armer de courage et d’ardeur. Ce qui n’empêche pas pour GRIERE, les implications apostoliques qu’il faut prendre en compte. Pour lui, les bibliothèques personnelles sont à éviter et cultiver celles communes. En outre, notre santé est bien précieuse. Nous sommes donc tous invités à prendre soin de notre corps et de notre esprit. Afin de ne pas les épuiser à l’extrême ou les abimer ou encore les détériorer. Apprenons à écouter notre corps, particulièrement quand il nous envoie des signaux d’alarme. «Rejoindre le Christ par la solidarité et le service des pauvres. », nécessite avant tout une conversion de vie personnelle. Afin de s’offrir sans réserve pour l’avènement du Royaume.

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A Ouagadougou,nous avons déménagé dans notre nouvelle maison

Depuis le 26 Décembre 2017, nous logeons dans la nouvelle maison à Kossoghin, à 10 minutes de l’Institut Lavigerie, où nous suivons les cours de philosophie… Pour l’instant, seuls les logements et le bloc de la buanderie ont fait l’objet d’une réception partielle. les travaux continuent dans le bâtiment des lieux communs. Nous attendons que les travaux s’achèvent assez rapidement pour espérer la bénédiction d’ici Avril 2018.

Retour en image sur le déménagement….

Fr Jean-Valère, aa.

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Une délégation du RJIA Burkina était à Bamako dans le cadre de la restitution de la 7ème édition des Voyages d’Intégration Africaine

Du 26 au 31 décembre 2017, une délégation de la section RJIA du Burkina Faso a effectué un voyage dans la capitale malienne, Bamako, en vue de la restitution de la 7ème édition des Voyages d’Intégration Africaine qui s’est déroulée au Ghana en aout dernier. Parmi  les 10 jeunes qui ont effectué le déplacement, l’on comptait trois assomptionnistes. Il s’agit des frères Jean-Paul SAGADOU, Jovic KOUEPOU et Jean-Valère KOUWAMA. Ce fut un temps de rencontres avec les jeunes maliens scandé en trois principales activités : partage d’expérience et conférence, rencontre avec Mme Aminata Draman Traoré et visites de lieux touristiques.

  • Partage d’expériences et conférence

Le 28 décembre, pendant 3h environ, la délégation s’est entretenue avec une cinquantaine de jeunes maliens dans les locaux du CRJ (le Cercle de Réflexion des Jeunes), une association malienne de la place. Elle présenta le réseau et fit la restitution de la 7ème édition des VIA. Après cela, le P. Jean Paul SAGADOU anima une conférence sur les idéaux du RJIA qu’il déclina en cinq exigences : historique, politique, humaine et religieuse, épistémologique et enfin, psychologique. A la suite de ce temps d’échanges et de conférences, un noyau de coordination des activités du RJIA au Mali fut mis en place le lendemain.

  • Rencontre avec Mme Aminata Draman Traoré

Le 29 décembre, Mme Aminata Draman Traoré, ancienne ministre malienne, écrivaine et panafricaniste, reçut la délégation dans sa demeure à Bamako. Pendant environ 30 minutes, elle entretint les jeunes en visite sur les défis migratoires et sécuritaires de l’Afrique dans son processus d’intégration. Après avoir exposée les défis, elle termina son propos sur un message d’espérance selon lequel on assiste à un éveil de la conscience de la jeunesse africaine sur l’urgence pour l’Afrique de s’auto prendre en charge et d’assumer son développement et son autonomie. En retour, la délégation lui offrit le rapport de la 7ème édition des VIA et lui partagea l’expérience du RJIA depuis son dernier passage à Bamako en 2011.

  • Visites touristiques

Pendant ces deux jours, durant les après-midi, la délégation eut l’occasion de visiter le parc national du Mali et le marché des objets culturels du Mali.

Tel fut le déroulement du voyage des jeunes au Mali en dehors des quatre jours qu’il faut pour effectuer le déplacement aller-retour entre Ouagadougou et Bamako. Bien que relativement court, ce séjour a été pour les jeunes un moment de découvertes, et surtout l’occasion de se sentir davantage interpeller à œuvrer pour le développement d’une Afrique unie et intègre dans sa pluralité de cultures, langues, etc… Joël ZOUNGRANA témoigne par exemple qu’à l’issu du voyage il sent « un besoin imminent d’actions concrètes pour l’Afrique. »

Pour les assomptionnistes présents dans la délégation, au-delà du voyage, cette expérience fut une occasion de se laisser interpeller par l’importance d’une mission assomptionniste au service de l’unité, du dialogue interreligieux dans un contexte comme celui de Bamako. D’ailleurs, durant la rencontre du 28, les jeunes ont clairement exprimé l’urgence d’une telle pastorale au Mali. Ainsi, nous sommes en droit de rêver que peut être un jour, l’Assomption pourra y faire son chemin d’autant plus qu’au dernier chapitre général, elle sert donner pour mission d’être au « service de l’unité dans un monde divisé. »

Fr Jovic KOUEPOU

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