Sortie-détende en équipe de vie à Dédougou

C’est à Dédougou, la « Cité de la pierre rouge », à 232 km à l’Ouest de Ouagadougou, que les frères Ignace, Jean-Valère, Martin et Paulin ont choisi d’aller passer le weekenimg_20161119_105928d du 18 au 20 novembre 2016. Cette sortie se situe dans le cadre des activités de notre équipe de vie et elle avait pour objectif de faire la découverte de cette ville et d’y effectuer une animation vocationnelle.

Arrivés à Dédougou dans la nuit du vendredi 18 novembre, nous avons logé à Tionkyui, au petit séminaire du diocèse de Dédougou où le frère Martin a eu la joie de rencontrer un de ses anciens formateurs au  petit séminaire Saint Pie X de Lomé, l’Abbé Jean-Bosco DAO.

La journée du samedi 19 novembre a été particulièrement meublée par diverses visites et découvertes. Guidés par l’Abbé Pascal COULIBALY, économe du petit img_20161119_094639Séminaire, nous sommes allés découvrir dans la matinée le Centre de Formation des Catéchistes, l’archevêché, la communauté des Sœurs Missionnaires de la charité (Congrégation religieuse fondée par Mère Térésa), la maison des pères retraités et malades du diocèse de Dédougou. Nous avons fini notre matinée par un passage au presbytère de la cathédrale de Dédougou.

L’après-midi, nous sommes allés découvrir la cité des forces vives, la paroisse Sainte img_20161119_102358Trinité, deuxième grande paroisse de la ville de Dédougou tenue par les Carmes déchaux. La visite s’est achevée chez les sœurs de Notre Dame de la Consolation. Cette balade-découverte fut pour nous une occasion de découvrir la belle ar chitecture de la ville de Dédougou.

Le soir, nous avons célébré la messe anticipée de dimanche à la paroisse cathédrale. Messe présidée par le père Paulin qui a  saisi l’occasion pour présenter le charisme de l’Assomption.

Le dimanche 20 novembre, jour de la solennité du Christ Roi de l’Univers, nous sommes retournés célébrer à la cathédrale et nous avons, comme la veille, étimg_20161120_102121é présentés par le curé, l’Abbé André KIENTEGA. Après la messe, nous avons eu une animation vocationnelle avec les jeunes vocandis de la cathédrale afin de mieux faire connaître la grande famille de l’Assomption et particulièrement les Augustins de l’Assomption. Suite à cette rencontre, nous avons été conviés à partager le repas de midi avec l’équipe presbytérale de la cathédrale.

Signalons qu’avant de reprendre la route pour Ouagadougou, nous avons été reçus dans la famille de Judicaël KOGO, un jeune aspirant de l’Assomption, en contact avec la congrégation depuis quelques mois.

C’est avec joie et reconnaissance que nous avons dit au revoir aux formateurs du petit séminaire qui nous ont nourri et hébergé pendant notre court séjour dans leurs murs.

                                                                                                Fr Jeimg_20161120_115420an-Valère, aa.img_20161120_115535img_20161120_144517

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Mémoire des bienheureux Kamen Vitchev, Pavel Djidjov et Josaphat Chichko à Ouagadougou.

Présentation PowerPoint des martyrs bulgares

Présentation PowerPoint des martyrs bulgares

En Assomption, novembre est un mois de joie et surtout d’action de grâce. On y célèbre en effet, respectivement, la fête des bienheureux martyrs assomptionnistes bulgares le 13 novembre et le Dies Natalis du P. Emmanuel d’Alzon le 21 novembre. A Ouagadougou, la journée du 13 Novembre s’est déroulée dans une ambiance festive ente religieux, laïcs en lien avec la communauté et ses amis.

Elle débuta à 9h30 au centre Lauriers de Ouagadougou. Dans son mot de bienvenue, le P. Jean Paul SAGADOU, supérieur de la communauté, a, d’entrée de jeu, noté qu’en faisant mémoire de nos bienheureux martyrs assomptionnistes, nous pensons également à nos 3 frères congolais assomptionnistes disparus depuis 3 ans et au P. Vincent MACHOZI, qui fut assassiné en mars dernier au Congo. Il fit ensuite une présentation générale du P. Emmanuel d’Alzon et des débuts de l’Assomption avant de passer la parole au P. Nicolas et au Fr. Adams pour une brève présentation des élus du jour. De leur propos, on retient substantiellement qu’ils furent accusés à l’époque communiste en Bulgarie avec 30 autres personnes. Après un procès monté de toute pièce, ils furent les seuls, avec un évêque, condamnés à mort et seront donc fusillés le 11 novembre 1952. Ce furent des éducateurs et des artisans de l’unité entre les églises de rites différents. Ils furent béatifiés le 26 Mai 2002 par le saint Pape Jean Paul II en Bulgarie. Après ce partage, la parole fut donnée à Jean Valère, qui partagea, cette fois-ci, son expérience du fondateur des Augustins de l’Assomption, le P. Emmanuel d’Alzon. Cinq principaux traits du P. d’Alzon marquent la vie du jeune religieux togolais : sa foi et sa vie de prière, son amour pour le Christ et pour l’Eglise, sa passion pour la dignité et le développement intégral de l’hom

Le Frère Valère parle de son attrait pour le Père d'Alzon

Le Frère Valère parle de son attrait pour le Père d’Alzon

me, sa passion pour le Règne de Dieu et enfin son ardeur apostolique. Le Fr. Jean Valère finit son propos en ouvrant une série d’échanges entre invités et religieux assomptionnistes. Suite à celle-ci, l’on passa à la messe d’action de grâce présidée par le P. Jean Paul SAGADOU. Tandis qu’elle prenait fin à 12h30, le repas de fête était déjà installé. C’est donc dans une ambiance joyeuse, festive et conviviale que se termina la fête.

C’est ainsi que se déroula la fête à Ouagadougou. Puissent-ils, nos bienheureux martyrs et le P. d’Alzon, prier pour nous et nous obtenir la grâce d’être des passionnés de l’Adveniat Regnum Tuum à leur exemple.

Fr. Jovic KOUEPOU, a.a.

Photo de famille

Photo de famille

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Internoviciat sur la connaissance de soi…

Quelques photos de notre dernier internoviciat, portant sur la connaissance de soi et animé par le père Charles AGBESSI, s.j., psychothérapeute… L’approche se voulait multiple, en s’appuyant sur différentes théories d’évolution de l’être humain (Freud, Erickson, Bowlby, Vygotsky, Siegler, Kohlberg,Fowler, Piaget etc…) , pour ne pas s’enfermer dans une seule approche et afin que chacun puisse voir où il en est dans les différentes étapes de croissance humaine évoquées…

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Pour se souvenir de nos frères martyrs…

Nos 10 frères martyrs

Nos 10 frères martyrs

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COMMENTAIRE D’EVANGELII GAUDIUM.

CHAPITRE I, ARTICLE 33.

Nos Églises sont appelées à être plus ouvertes, proches des gens, accueillantes, missionnaires. C’est un appel à la nécessité des conversions de mentalité et des changements d’habitudes : « La pastorale en terme missionnaire exige d’abandonner le confortable critère pastoral du « on a toujours fait ainsi ». Le pape appelle chacun à être ambitieux et inventif dans cet exercice de repenser les objectifs, les constructions, le style et les manières évangélisatrices de leurs propres communautés ». Pour le pape, il ne s’agit pas seulement de changer de lieu pour juste être missionnaire. Mais la raison qui doit nous y conduire, doit être le cœur de l’Évangile. C’est à partir d’une réappropriation des valeurs évangéliques dans tout ce qu’elles ont de pur et de profond qu’il faut trouver un nouveau sens et une nouvelle façon de s’élancer vers cet élan missionnaire nouveau de l’Église. Et, si l’on regarde vers cet Évangile, l’on devra savoir que cet élan de sortie nécessite, le fait d’accepter dans l’Église de faire un travail de facilitation du message évangélique. Et cela pour faire passer l’essentiel du message. Le pape incite à redéfinir une certaine « hiérarchisation des contenus », pour reprendre son expression. Tout n’est pas pareil. Si on veut être capable de sortir, pour aller vers les gens des périphéries, on ne peut pas leur fournir ou leur transmettre tout à la fois. Néanmoins, tout doit être au service finalement d’une parole : Dieu nous aime et nous sauve. Le reste, on verra cela plus tard. Le pape n’amoindrit rien, mais ordonne la manière de transmettre le message à la dimension missionnaire de la tâche de l’Église. Le Pape porte également son attention sur le réalisme. Il faut être conscient de ses capacités. La mission évangélisatrice est soumise à cela ; à la limite humaine. Il ne faut pas se le nier car l’humain est ainsi fait. Cependant il a la capacité d’être divers et l’on a besoin de toute cette diversité. Et dans cette diversité, l’on doit pouvoir trouver le language adéquat pour que le message soit bien compris. Il faut pouvoir se détacher d’usages ou de normes qui ne sont peut-être pas si essentiels ou bien qui sont même dépassés. Ensuite, il faut accepter la patience dans l’accompagnement des personnes. Cet élan sera guidé quelques fois par les évêques qui très souvent seront ceux-là qui sauront montrer la route.

Fr Jérôme. Adams, a.a.

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Retour sur les festivités jubilaires…

Les 14, 15 et 16 octobre 2016 la famille de l’Assomption était en fête, à l’occasion de l’ouverture du Jubilé des 60 ans d’arrivée des Augustins de l’Assomption en Afrique de l’Ouest, des 10 ans de présence au Togo et de l’ordination diaconale de deux premiers assomptionnistes togolais, prémices de cette refondation en Afrique de l’Ouest ! Frères, sœurs, amis, paroissiens, diocésains, venus des quatre coins du Togo et même du Burkina Faso, avec une belle délégation d’une trentaine de personnes, s’étaient mobilisés pour l’événement. Cinq moments majeurs ont marqué ces fêtes…

Maurice accueilli par le P. Benoît Grière

Maurice accueilli par le P. Benoît Grière

Admission officielle des nouveaux pré-postulants.

     C’est en présence du supérieur général et de son vicaire -une grâce spéciale pour cette promotion- que, le jeudi 13 octobre, au cours des vêpres dans la communauté de Komah, Casimir, Expedit, Jean-Olivier, Maurice, Billy et Romaric furent reçus officiellement comme pré-postulants dans la congrégation des Augustins de l’Assomption. Cette célébration, dans l’intimité de la communauté, marquait d’une pierre prometteuse l’ouverture des festivités !

Soirée d’échange avec amis et diocésains sur nos 10 ans de présence

         Le vendredi 14 au soir, environ 250 personnes s’étaient rassemblées à l’église Notre Dame de l’Assomption de Komah pour évoquer ensemble nos dix ans de présence à Sokodé. Nous avions demandé à plusieurs témoins d’intervenir : le père Benoît GRIÈRE, supérieur général (provincial de France à l’époque), un des principaux artisans de la refondation en 2006 avec les provinciaux d’Afrique et de Madagascar ; Mgr Ambroise DJOLIBA (via un entretien vidéo), évêque émérite de Sokodé qui nous a accueilli dans son diocèse ; Mgr Célestin-Marie GAOUA, évêque de Sokodé et curé de notre paroisse mère lors de notre arrivée ; Père Alfred PIGNAN, vicaire épiscopal ; P. Vincent KAMBERE, a.a. supérieur local et M. Louis DOLAMA, fidèle de la paroisse de Komah. Cette table ronde était animée par votre serviteur. Un beau témoignage d’un des pasteurs presbytériens présents à rehaussé la soirée. Il a souligné toute la fraternité vécue avec les assomptionnistes, une fraternité qu’il ne pensait pas possible entre frères d’Églises séparées, et insisté sur la nécessité de poursuivre sur cette lancée… Ce en quoi il fut rassuré par tous les acteurs présents, et en premier lieu par Mgr Gaoua, nouveau responsable de l’œcuménisme au sein de la conférence épiscopale du Togo !

Matinée sur notre histoire en Afrique de l’Ouest et nos rêves d’avenir…

      Le samedi matin, en famille de l’Assomption, nous avons revisité notre histoire… Un regard d’abord sur nos 33 années de présence en Côte d’Ivoire, présenté par votre serviteur, un des derniers témoins de cette épopée ivoirienne. Ce ne sont pas moins de 23 assomptionnistes qui donnèrent entre une et 23 années au service de cette mission, marquée par la fondation du collège Notre Dame d’Afrique à Abidjan -tenu par les assomptionnistes de 1957 à 1966-, et quelques 5 missions paroissiales de 1958 à 1990. Ce fut ensuite au tour du P. Jean-Paul SAGADOU ne nous partager quelques éléments sur notre refondation au Togo. Vinrent ensuite nos sœurs pour nous parler de leur histoire en terre Ouest Africaine : religieuses de l’Assomption, orantes de l’Assomption, oblates de l’Assomption et Petites sœurs de l’Assomption. Dans un deuxième temps un de nos jeunes frères, Martin ADANDOGOU ; le père Benoît GRIÈRE et un ami laïc de Ouaga, M. Robert OUÉDRAOGO, nous ont partagé leurs rêves ou leurs souhaits pour l’avenir… Le père Benoît GRIÈRE nous rappelant notamment qu’il est nécessaire de rêver ensemble et non pas seul !

Soirée festive…

    La soirée du samedi fut consacrée à la fête, à la danse, au chant, à l’humour et au témoignage… Nous nous sommes, en effet, tous retrouvés samedi soir au Centre Culturel Saint Augustin avec la présence supplémentaire de jeunes amis de l’Assomption venus partager leurs talents. L’animation et la détente étaient à l’honneur, mais sans oublier également un temps plus « sérieux » avec le témoignage des deux futurs diacres. Une très belle soirée, variée et riche avec des prestations de qualité sous la houlette du P. Bien Aimé RAZAFIMAHAVELO…

Célébration d’action de grâce et ordination diaconale…

    Le dernier grand événement, et non le moindre, fut la célébration eucharistique dominicale présidée par Mgr Célestin-Marie-GAOUA. La paroisse avait, pour l’occasion, agrandi sa tente, pour une célébration en plein air capable d’accueillir les 1000 participants présents. Les chorales et tous les acteurs de la liturgie s’étaient mobilisées pour fêter dignement l’événement. Les frères Lucas SEZOUHLON et Georges HOUSSOU furent non seulement les premiers diacres assomptionnistes issus de cette refondation mais également les premiers ordonnés de Mgr GAOUA, notre nouvel évêque. Les interventions des uns et des autres : du président de la célébration au supérieur général en passant par la vice-présidente du conseil paroissial et des nouveaux ordonnés furent l’occasion de remerciements chaleureux pour la présence des assomptionnistes dans la paroisse depuis dix ans et pour l’accueil chaleureux du diocèse à notre égard… Comme il se doit, la fête se prolongea par des agapes à la hauteur de l’évènement, grâce au dévouement de tous !

     Nous vous donnons rendez-vous, si Dieu le veut, pour les 10 ans de la paroisse et pour l’ordination presbytérale de nos frères, fin 2017 !

 

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Jubilé !

            Les Assomptionnistes d’Afrique de l’Ouest seront en fête prochainement… D’une part nous allons célébrer les premières ordinations diaconales de deux de nos frères togolais : Georges Houssou et Lucas Sezouhlon, et d’autre part nous entrons dans l’année jubilaire de nos 60 ans d’arrivée en Afrique de l’Ouest et nos 10 ans de présence au Togo. Ce sera le week-end du 14,15 et 16 octobre prochain.

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Retour sur notre mission en Côte d’Ivoire (1957-1990)

jubile-aa-2pLe saviez-vous ? Déjà en 1956, l’Assomption était venu prospecter en Côte d’Ivoire, au Bénin et au Togo : « Au cours de l’année 1956, les évêques d’Afrique de l’Ouest Française (AOF), et en particulier Mgr Boivin, ont fait diverses propositions eu R.P. Linder, alors Provincial de Lyon. Celui-ci se rendit, en fin de la même année, en AOF et parcourut la Côte d’Ivoire, le Dahomey, le Togo, afin d’étudier les possibilités d’installation. Son attention s’arrêta sur Abidjan, où il y avait à fonder un collège de garçons faisant pendant à celui des filles, dirigée par les Sœurs de Notre-Dame des Apôtres. » (Extrait de « Réponse à l’appel de l’Afrique », Missions des Augustins de l’Assomption, n°43, automne 1957, p.564 – Bulletin trimestriel assomptionniste)

Pour en savoir plus sur cette mission, je vous renvoie à l’article du Fr. Jovic Kouepou, paru dans les couleurs du noviciat n°12 :

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       À l’époque de son fondateur, le P. Emmanuel d’Alzon, l’aventure missionnaire assomptionniste prend son envol en direction de l’Australie dès 1862. Depuis ce temps, les Augustins de l’Assomption n’ont pas cessé de mettre en œuvre leur charisme, en participant à la mission évangélisatrice de l’Église, dans plusieurs terres de mission à travers le monde. Dans cette grande et longue aventure, l’Afrique Noire n’a pas été en reste. Après la République Démocratique du Congo, l’ex Zaïre, en 1929, ce fut le tour de la Côte d’Ivoire dès 1957. La mission en Afrique de l’Ouest durera 33 ans avant d’être interrompue et reprise dans le diocèse de Sokodé au Togo en 2006. Aujourd’hui, en regardant notre passé avec gratitude, que retenir de notre première fondation en Afrique de l’Ouest en Côte d’Ivoire ?
jubile-aa-1p             Les quatre premiers religieux ayant atterris sur le sol ivoirien furent des français de la province de Lyon, les pères Roland Sourceaux (supérieur), Louis Durget, Raphaël Steyer et Alphonse-Marie Bugnard.  En collaboration avec Mgr Boivin, vicaire apostolique puis évêque d’Abidjan de 1939 à 1960, ils arrivent à Abidjan dès 1957 avec pour principale mission de fonder un collège catholique dans la future capitale ivoirienne. C’est ainsi que le collège « Notre Dame d’Afrique » vit le jour très modestement et grandira petit à petit au cours des 9 ans où il sera sous la direction des assomptionnistes. De 83 élèves à la fondation, le collège compte 200 élèves après un an et 400 élèves en 1965 avec 13 religieux en service en 1963. L’Assomption y imprime véritablement sa marque via des activités multiples calquées sur le modèle des activités menées dans les collèges de France. Malheureusement cette efflorescence se flétrira avec le temps à cause de plusieurs difficultés : le collège coûte trop cher, défaut de locaux communautaires, maladies liées au climat, manque de religieux à envoyer en mission, etc. Finalement, les assomptionnistes céderont le collège aux Marianistes en 1965 et se limiteront à l’administration d’une paroisse que leur avait confiée l’évêque en 1959.

Après la cession du collège, la mission en Côte d’Ivoire se limitait uniquement au ministère paroissial : Aboisso (1959-1967) ; Adiaké (1961-1976) ; Bonoua (1961-1968) ; Port-Bouet (1976-1987) et Grand-Bassam (1988-1990). Au fil des années, la mission s’affaiblira à cause de l’isolement et la dispersion des religieux essentiellement français et certains seront en plus rapatriés parce que frappés par les maladies tropicales. C’est ainsi que la mission ne subsistera qu’entre les mains de trois assomptionnistes en charge d’assurer la continuité au sein de la paroisse d’Adiaké. Les autres paroisses quant à elles, seront confiées à la charge d’autres missionnaires. Les trois religieux travaillèrent à la mise en place d’une Église locale autonome à Adiaké. Et une fois l’autonomie acquise, ils s’installèrent à Port-Bouet pour la suite de la mission. Au bout de dix ans, la fatigue des trois religieux remet en cause la présence assomptionniste en Côte d’Ivoire. Elle sera donc interrompue en 1987 pendant un an de recyclage des religieux en France qui avaient au préalable confié le soin de la paroisse au diocèse. C’est donc en 1988 que la mission reprend son chemin à Grand-Bassam avec un groupe de cinq religieux soit trois français et deux Zaïrois venus en soutien. Malheureusement, ce nouvel élan s’estompera après deux ans en raison d’une difficile coopération -pratiquement impossible- entre les assomptionnistes et la communauté du néo-catéchuménat installée sur la même paroisse.

Aujourd’hui, nous regardons ce temps passé en Côte d’Ivoire comme une graine qui avait été semée, qui a eu le temps de mourir et aujourd’hui est en pleine croissance dans le champ apostolique de l’Afrique de l’Ouest. Telle est l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux : l’ « Adveniat Regnum Tuum ».

Jovic KOUEPOU

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La vie par ici

La nouvelle promotion de noviciat est maintenant bien lancée, déjà plus d’un mois que nous sommes à pied d’œuvre, les cours se mettent en place petit à petit et les engagements apostoliques viendront bientôt. La semaine écoulée fut marquée par de nombreuses réunions de lancement d’année : chapitre local de notre communauté les 15 et 21 septembre ; chapitre local de la Communauté de Komah le 16 septembre ; réunion de travail de nos deux communautés les 17 et 20 septembre. Moi qui n’aime guère les réunions, je fus servi… Heureusement, la bonne ambiance fraternelle, et le nouvel élan donné à nos communautés avec la recomposition de ses membres, ont permis des rencontres agréables et, je l’espère, fructueuses…

Le groupe des pré-postulants se stabilise petit à petit… En effet sur les 7 admis premièrement, deux ne sont pas venus… Ils sont donc 5, mais l’un d’entre eux, suite à une fracture de la jambe fin juillet, est encore un peu convalescent et voyage entre Lomé et Sokodé… Un 6ème a été repêché, il s’agit de Casimir Kouwama, de notre paroisse, et grand frère de Valère qui vient de prononcer ses vœux. Le groupe devrait donc se stabiliser à 6 : Billy (béninois), Expedit (ivoirien), Maurice, Pierre-Olivier, Romaric et Casimir…

Par ailleurs, deux frères togolais, actuellement aux études à Kinshasa viennent également d’être admis à prononcer leurs vœux perpétuels, il s’agit des frères Vivien DOKOUI et Fabrice AKELESSIM, encore une occasion de rendre grâce au Seigneur !

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TÉMOIGNAGE DE TAIZE AU BENIN

Partage d’expérience : Taizé Cotonou Bénin : 31 Aout-4 Septembre 2016

Depuis mon entré au pré-postulat, et surtout au noviciat, on m’a fréquemment parlé de Taizé, en tant que communauté de frères appartenant à plusieurs obédiences chrétiennes et qui se dévoue à la cause de l’œcuménisme. Durant ce temps de congés, j’ai eu la joie de participer au pèlerinage de confiance organisé par Taizé à Cotonou au Benin du 31 au 4 Septembre 2016 et il serait ma foi, peut être peccamineux de taire l’expérience que j’y ai faîte.

Waouh ! C’est avec cette interjection que le nonce apostolique pour le Benin et le Togo introduisit son mot de salutation à l’endroit des près de 8000 jeunes catholiques, protestants et même musulmans venus de toute l’Afrique de l’Ouest et d’ailleurs. Comme le nonce, je veux dire waouh ! Car le pèlerinage était formidable. C’était pour moi la première fois de participer à un rassemblement de Taizé. Comme tous les autres pèlerins, j’ai été logé dans une famille d’accueil et ce fut pour moi une belle expérience de vivre quatre jours au sein d’une famille qui m’était totalement étrangère. J’ai été beaucoup marqué par l’originalité de la prière de Taizé. C’est au bout de quatre prières que j’ai personnellement commencé à les vivre intensément car en plus du fait qu’elle ne s’apparente pas à la pratique classique de la prière catholique, il est aussi facile de laisser distraire par la beauté des chants qui accompagnent chaque prière. Au sujet des chants justement, chaque mélodie, était d’une douceur et d’une suavité inouïes qui m’entraînaient dans une sorte d’extase et me donnaient la sensation de vivre un bonheur inégal. Ils étaient d’autant plus beaux parce que rythmés par des instruments locaux comme le djembéé et autres. Ainsi, tout le monde se sentait chez soi grâce au bel effort d’inculturation qui impliqua même l’utilisation des chants locaux. Je suis convaincu de n’être pas le seul pèlerin qui ai été marqué pas la beauté des chants car de retour en famille le soir, il était frappant d’entendre de partout, en chemin, dans les bus et ailleurs, des personnes qui ne cessaient de fredonner les chants qui avaient été exécutés tout au long de la journée.  Chaque matin, nous avions la joie d’écouter des témoins de l’espérance, le témoignage de l’œuvre de Dieu dans la vie des personnes. Chaque témoignage fut l’expression de la merveille de Dieu dans la vie de ses enfants. Ce qui  m’a particulièrement marqué à ce propos, est la diversité des témoignages qui ne concernaient pas seulement la vie chrétienne mais aussi le domaine de l’entreprenariat. Chaque après midi, après la prière, commencèrent des ateliers repartis dans plusieurs salles. Les thèmes proposés étaient d’actualités et assez diversifiés : la foi, Jésus Christ, le mariage, la culture, l’œcuménisme, le dialogue interreligieux, etc. ce fut ainsi l’occasion de découvrir l’autre dans sa culture et d’acquérir de nouvelles connaissances.

En tant qu’assomptionniste, et donc désireux d’être un homme de communion, cette expérience a renchéri mon désir de travailler à l’unité des hommes. Mais, m’a surtout permis de vivre une expérience forte de l’unité des chrétiens, de prendre davantage conscience que seul Jésus Christ nous rend capable d’unité. Après cette expérience de Taizé, je suis davantage convaincu que la prière reste le socle d’une expérience de communion avec le Christ.

Jovic KOUEPOU a.a

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Retraite d’entrée au noviciat

La maison régionale des sœurs de Sainte Catherine

La maison régionale des sœurs de Sainte Catherine

            Du 28 août au 6 septembre 2016, la maison Sainte Trinité des sœurs de sainte Catherine d’Alexandrie a accueilli la retraite ouvrant l’année 2016-2017 du noviciat assomptionniste, avec sept participants : le père Benoît a.a., maître des novices et les six jeunes novices. Les activités spirituelles qui ont meublé ces dix jours furent : la prière de la liturgie des heures ; la célébration de l’Eucharistie ; quatre temps d’oraison journalier, d’une heure chacun ; un temps d’accompagnement et quelques instructions. Durant ce temps, chaque novice s’est présenté devant le Seigneur avec la Parole de Dieu d’une part et l’histoire de sa vie d’autre part et s’est laissé instruire par l’Esprit Saint, qui était le principal prédicateur de cette retraite. Pendant ces jours, les novices ont fait l’expérience du silence et de la prière, deux vertus dont ils auront fort besoin durant cette année pour croître spirituellement, comme le dit le vénérable père Emmanuel d’ALZON : « Une des plus grandes forces de l’âme religieuse, c’est le silence… Ces deux grands moyens de sanctification (prière et silence) se donnent la main : sans le silence, point de recueillement ; sans recueillement point de vie intérieure. » Ecrits Spirituels. P. 88-89. Le maître des novices a introduit ce temps de retraite en donnant quelques repères :

  • Comment vivre les temps d’oraison avec la Parole de Dieu.
  • Comment faire la prière d’Alliance ou de relecture de la journée.
  • Comment vivre l’accompagnement spirituel durant la retraite.

C’est avec satisfaction que nos participants ont regagné la communauté du noviciat Saint Augustin, confiant que le Seigneur rendra bénéfique et remplira de joie cette année de retrait.

Prêts pour la retraite...

Prêts pour la retraite…

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Bientôt six religieux de plus…

faire-part 2016e

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