Visite du Père René MIHIGO à Ouagadougou

Père René MIHIGO

Du 14 au 21 Novembre, nous avons reçu la visite du Père René MIHIGO. Il est l’un des pionniers de la fondation assomptionniste au Togo où il est arrivé en 2006 et a rendu service à la congrégation en tant que Délégué du Provincial en Afrique de l’Ouest. Avant de partir, il a accepté de parler de sa mission qui finit et de celle qui commence, en répondant aux questions de Bernard BAMOGO.

          Bonjour père René ; c’est un réel plaisir pour la communauté de Ouaga de vous accueillir souvent, et surtout, pour cette fois-ci où la visite a bien des traits d’un au revoir.

Merci beaucoup mon Frère ; le plaisir est partagé. Je suis là effectivement pour une visite fraternelle d’abord, et c’est là que je profite pour vous dire au revoir, car je ne puis quitter l’Afrique de l’Ouest sans passer par Ouaga pour partager avec mes frères, ma nouvelle obédience.

–          Que pouvez-vous donc partager de votre bilan du service rendu pendant six ans ; quelles ont été les joies, les difficultés, les espoirs qui vous ont toujours portés au-delà des frontières ?

Merci. Jai éprouvé beaucoup de joie, une joie qui jaillissait notamment de la vie fraternelle, de la mission remplie, même s’il fallait parfois  « tailler dans le rocher » pour expliquer pourquoi nous étions là et comment il fallait vivre la mission de l’Assomption en étant hommes de communion, partageant la foi et solidaires des pauvres. Des difficultés dans toute mission, il y en a toujours ; mais pour un missionnaire, surtout pour moi, elles sont insignifiantes par rapport à ma joie de voir une mission qui nait et qui s’affermit, répondant aux objectifs de la Congrégation. Je n’hésiterai pas à dire que l’obéissance m’a toujours rendu heureux ; l’obéissance m’a conduit au Togo, et le bilan que je fais, c’est que j’ai toujours cherché à obéir aux orientations de la Province qui avait sollicité ma participation à la fondation de cette mission. J’ai pu communiquer la vision de la Congrégation ; celle de construire une assomption en Afrique de l’Ouest en passant par le Togo ; et tout le travail que j’ai pu conduire avec mes frères en collaborant avec les laïcs, travaillant avec les jeunes, proposant la foi… tout ce que nous avons pu faire ensemble pour dynamiser la fondation a toujours été dans le but de répondre à cette même vision de la Congrégation.

–          Quel regard portez-vous alors sur l’avenir de l’Assomption en Afrique de l’Ouest ; quels sont les points d’attention selon vous, après six ans de service rendu ?

            D’abord, il faut dire que l’avenir appartient à l’Esprit-Saint, et ensuite aux religieux à qui la mission est confiée. S’ils écoutent l’Esprit, s’ils répondent aux attentes de la Congrégation, la mission aura certainement de l’avenir.

            Des points d’attention concerneraient surtout les moyens que l’Assomption mettrait en œuvre pour mieux déployer son charisme et l’affirmer en Afrique de l’Ouest. On a donc besoin de disciples, des jeunes qui acceptent de consacrer leur vie et c’est pour cela qu’il faut encore mettre un accent sur la formation des jeunes, pour mieux les préparer à étendre le Règne de Dieu en Afrique de l’Ouest.

 

–          Vous êtes nommé pour la fondation de Goma en R.D.C. : avez-vous quelques craintes,  étant donné l’instabilité sociale dans ce milieu en ces jours-ci ?

            Des craintes, non ; j’ai plutôt de l’espérance, car ce n’est pas par hasard, et ce n’est pas la première fois que l’Assomption ouvre une mission aux moments difficiles dans un milieu social ; c’est là que nous avons à affirmer notre charisme : nous porter là où Dieu est menacé dans l’homme et l’homme menacé comme image de Dieu (Règle de Vie N° 4). Je n’ai pas du tout peur d’y aller ; j’ai surtout confiance que le Seigneur nous appelle dans ce milieu à témoigner de notre foi, de notre espérance, de notre compassion pour ces peuples qui souffrent depuis des années. Pourvu que la frontière ne soit pas fermée : j’irai.

–          Merci mon Père et bonne mission à vous !

Merci à tous ceux qui m’ont aidé à m’épanouir dans cette mission. Je pars, mais nous restons toujours ensemble, sur le même bateau, afin que le Règne de Dieu s’étende en nous, autour de nous et surtout, entre nous. Merci !

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