Le Père Vincent CABANAC à Ouagadougou

L’économe provincial le père Vincent est de passage à Ouagadougou pour accompagner le chapitre local de la communauté, du 11 au 12 octobre. Dans cet entretien, il répond aux questions du frère Bernard Bamogo

de gauche à droite, Vincent Cabanac, et Bernard Bamogo

de gauche à droite, Vincent Cabanac, et Bernard Bamogo

Cher père Vincent, que ressentez-vous chaque fois que vous allez en visite dans une communauté assomptionniste ?

Il s’agit pour moi d’abord d’aller à la rencontre de frères qui sont plus ou moins nombreux en fonction de la communauté où je me rends, de découvrir ensuite ce qu’ils vivent ; de m’ouvrir à une réalité. Je peux alors les rencontrer, les accompagner, et essayer de faire en sorte que leur mission puisse bien se poursuivre soit avec eux, ou avec leurs successeurs.

Que savez-vous de la mission assomptionniste à Ouagadougou où vous êtes en visite actuellement ?

Comme c’est ma quatrième visite, je l’ai vue un peu évoluer. La mission première de cette communauté est d’accueillir des frères en formation avec d’autres frères qui les accompagnent. Actuellement il y a sept frères et trois formateurs. Je pense que cette communauté a pour vocation de grandir à tous les points et d’agrandir à l’avenir, de nouveaux locaux.

Quel est le climat actuel à Paris d’où vous venez d’arriver ?

Le climat extérieur est plus froid qu’à Ouagadougou. Trêve de plaisanterie. il y a une dynamique a la suite du chapitre pour la formation de là la province d’Europe à laquelle appartiennent Sokodé et Ouagadougou. la volonté pour tous est de faire œuvre commune pour favoriser l’investissement, l’insertion et l’enracinement ici à Ouagadougou et partout ailleurs, dans les pays où nous sommes présents.

Au sein de Conseil Provincial, vous êtes désormais le frère chargé de la fondation en Afrique de l’Ouest ; comment avez-vous accueilli cette mission ?

Ce fut d’abord une surprise pour moi. Au sein du conseil, le provincial a voulu que chaque assistant prenne sa part de travail ; c’est ainsi qu’il m’a demandé entre autres activités, de m’occuper plus particulièrement des communautés de Ouagadougou, de Sokodé, ainsi que d’Espagne d’Angleterre et d’Italie. J’ai accueilli cette mission avec beaucoup de joie mais aussi avec beaucoup d’humilité. En effet, je n’ai jamais vécu en Afrique ; il me faut donc mieux découvrir et comprendre le milieu.

Ce n’est peut-être pas un cadre approprié, mais dites-nous brièvement ce que vous avez comme vision pour cette fondation.

J’ai vu renaitre de loin notre fondation en Afrique de l’Ouest en 2006 à partir de Sokodé, après notre départ de Côte d’Ivoire il y a une vingtaine d’années. Avec la providence, le Seigneur a voulu qu’aujourd’hui, des vocations naissent du Togo, du Burkina et de toute l’Afrique de l’Ouest. C’est un vrai cadeau pour l’Assomption. On a désormais des maisons de formation, et il va falloir bientôt passer à des communautés d’œuvres, des communautés apostoliques. Il faudra réfléchir sur le type d’apostolat, le type de mission dans les trois années à venir.

Actuellement se déroule le synode sur la famille à Rome ; comment vivez-vous de loin cette actualité de l’Église Catholique ?

C’est le premier synode voulu par le Pape François, organisé en deux sessions. Pour cette première partie, il a invité une pluralité de personnes afin de discuter d’une vraie question sur l’avenir de la famille. On a entendu des pères synodaux s’exprimer comme le Cardinal OUEDRAOGO qui a appelé qu’on prenne en considération les caractéristiques particulières des familles en Afrique et qu’on ne veuille pas imposer un modèle occidental. On voit déjà que c’est un lieu de débat, notamment sur les divorcés remariés, leur accès à l’eucharistie. Il y’a bien d’autres points important, et le pape François insiste pour qu’apparaisse toujours l’image du visage du Christ miséricordieux ; c’est ce que nous essayons de vivre dans nos familles, et particulièrement dans notre famille religieuse, et il est bon de le partager dans l’Église. Il y aura une deuxième session qui aura lieu en Octobre 2015 et nous nous attendons à de belles conclusions.

Quel sera, brièvement, le contenu de votre séjour à Ouagadougou ?

Mon séjour sera essentiellement d’accompagner la communauté à l’occasion son chapitre local, puis de rencontrer et écouter des frères, entre autres, deux nouveaux qui viennent d’arriver cette année à Ouagadougou. Je rencontrerai aussi des frères qui sont en train de terminer leurs études et qui seront appelés à changer de communauté. Une autre question sera la fondation de cette communauté sur des aspects matériels avec la construction du scolasticat qui, je l’espère sera prêt en septembre 2015.

Merci pour cet entretien ; avez-vous un dernier mot pour les frères de Ouaga et pour les lecteurs du blog ?

Je souhaite à mes frères qu’ils puissent s’épanouir dans leurs études, dans leur vie communautaire, et qu’ils fassent attention à ceux qu’ils rencontrent dans leurs lieux d’apostolat. Puissent les lecteurs de ce blog mieux découvrir ce que vous vivez à Ouagadougou, et quel est l’idéal de la vie religieuse assomptionniste.

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