Sokodé/ Marche de la fraternité interreligieuse 2014

L’édition de cette année placée sous le signe de la paix

mitPlus de 3000 élèves des lycées et collèges de la ville de Sokodé se sont retrouvés le samedi 13 Décembre 2014 pour la traditionnelle  marche de la fraternité interreligieuse. Organisée par l’Aumônerie Catholique des collèges et lycées laïques de la vile de Sokodé, cette marche a été placée sous le thème : « La paix mon affaire, notre affaire ». L’objectif de cette initiative est de permettre aux jeunes musulmans, catholiques, protestants et animistes de fraterniser et de vivre ensemble afin de promouvoir et construire la paix entre les religions et les peuples. Au menu de la journée, marche et réflexion autour du thème, danses traditionnelles, activités sportives et spectacle.

La cérémonie de lancement de la marche a été ouverte devant le Centre Culturel Saint Augustin de Sokodé, aux environs de 8h, par l’Aumônier des collèges et lycées laïques de la vile de Sokodé, le Père Serge Patrick Mabou Simo, religieux assomptionniste, qui a souhaiter la bienvenue à tous les participants. Ensuite, les élèves présents ont écouté avec beaucoup d’intérêt l’intervention du Représentant du chef spirituel des musulmans et l’intervention du Pasteur Ibrahim Yaya appartenant à l’Eglise protestante du Temple de lamit2 Rédemption. De leurs exposés, il est important de retenir que la paix entre religion est nécessaire et obligatoire pour vivre en harmonie dans notre société d’aujourd’hui. Ils n’ont pas manqué de souligner que la diversité religieuse, loin d’être une source de discordance et de tension, est une grande richesse que les jeunes devraient exploiter pour vivre ensemble dans la paix et la fraternité.

Avant de lancer la marche, les jeunes se tenant par la main, ont confié à l’Eternel, chacun à sa manière, toutes les activités de la journée. C’est dans une ambiance festive que les jeunes, répartis en petits groupes, ont entamé la marche au son de la fanfare, vers le CEG Kouloundè, point de chute de la marche. Sur le trajet, plusieurs arrêts ont été observés pour permettre aux jeunes de réfléchir sur un questionnaire relatif au thème de la journée. Au Total quatre questions leur était proposé à savoir :

  • Etes-vous prêts à vous engager pour l’éducation à la paix ?
  • Quelles sont pour vous, les dispositions d’un apôtre de la paix ?
  • Comment expliquez-vous le manque de paix dans le monde ?
  • Pour la promotion de la paix, que conseillez-vous aux jeunes de votre âge ?

De la mise en commun qui a eu lieu au CEG Kouloundè, à l’arrivée de la caravane, il faudra retenir que l’apôtre de la paix est une personne qui est à l’écoute des autres et qui est solidaire ; c’est une personne qui participe aux initiatives pour le bien-être commun et qui ne cesse jamais de remplir ses devoirs civiques. Le manque de paix dans notre monde peut s’expliquer par l’égoïsme, l’amour de soi-même, la réclamation exagérée de nos droits et le non accomplissement de nos devoirs, le refus d’accepter les reproches et remarques et le refus de partager. Pour la promotion de la paix, les jeunes ont proposé l’organisation des journées de sensibilisation sur la paix, la culture d’un esprit de pardon, de réconciliation, de tolérance, d’humilité et de justice, le souci permanent du bien-être de l’autre et le dialogue entre les personnes en conflit pour trouver des compromis ou un terrain d’entente.

Après la mise en commun, le Père Vincent Kambere, assomptionniste, a exhorter les jeunes, dans un petit exposé, à être des apôtres de la paix, des porteurs de lumière, de justice et de réconciliation pour leurs frères. Il a invité tous les participants à faire de la culture de la paix leur principal mode de vie afin de participer à la construction d’un monde meilleur, sans haine et sans barrières religieuses.

La matinée s’est poursuivie par la prestation des différents groupes traditionnels des lycées et collèges de la ville. Ensemble, les jeunes ont dansé aux rythmes de Kamou, Sô et Tchimou du pays kabyè, Akpèssè du pays Ewé, Takaï et Sympa du pays Kotokoli. La communauté Malgache n’a pas manqué de présenter au public une belle chorégraphie sur une chanson malgache. Le repas tiré du sac vers 13h a été une belle opportunité de partage et de fraternité entre les élèves présents pour la marche.

Mit3 Almok

La prestation de l’artiste Almok

L’après-midi de cette journée a été marqué par deux matchs de football. Un mach féminin et un match masculin opposant les élèves du CEG Kouloundè et ceux du CEG Komah. A l’issu des deux confrontations, ces sont les élèves du CEG Komah qui sont sorti victorieux avec un score de 1 but à zéro.

La soirée s’est poursuivie avec un spectacle géant animé par les artistes en herbe, des groupes de chorégraphie et de danse des lycées et collèges de la ville. L’éclat du spectacle a été rehaussé par la prestation de Willy Baby et d’Almok, artistes de la chanson togolaise, invités spécialement pour la marche de fraternité interreligieuse de cette année. Pendant le spectacle, plusieurs personnes sont reparties avec plusieurs lots dont des sacs, des téléphones portables, un vélo et une télévision ; des prix qu’ils ont gagnés suite au tirage de la tombola organisée par l’Aumônerie Catholique des lycées et collèges laïque de la ville.

Les marches de fraternité entre les religions sont des initiatives à encourager car elles permettent aux jeunes de toute religion de vivre ensemble et de mettre leurs talents et dynamisme au service de tous en vue de favoriser la communion, le dialogue l’esprit d’ouverture et le respect de l’autre.

Valère KOUWAMA, pré-postulant aa.

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