Marche de la fraternité interreligieuse

 …pour la fraternité sans frontière entre les hommes

Cette année encore, le 5 décembre 2015, ce sont plusieurs milliers d’élèves chrétiens, musulmans et  de la religion traditionnelle qui se sont retrouvés au Centre Culturel Saint Augustin de Sokodé pour la traditionnelle marche de la fraternité interreligieuse. Cette année, les organisateurs ont conviés les élèves à réfléchir autour du thème : « La fraternité sans frontière entre les hommes ». À l’ouverture de cette marche, étaient présents le représentant du pasteur de l’Eglise Evangélique Presbytérienne de Sokodé, des autorités musulmanes et catholiques et des responsables d’établissements scolaires.

Au lancement

Au lancement

C’est après le petit déjeuner des membres des différentes commissions chargées de l’organisation de cette marche et les dernières instructions pratiques du père Serge Patrick, aumônier catholique des lycées et collèges publiques et privés laïques de la ville de Sokodé que la cérémonie d’ouverture a commencé. Au menu de l’ouverture, une prière musulmane et chrétienne et l’exhortation du représentant du pasteur, le tout précédé par « un mini show » des jeunes et de leur aumônier qui ont repris tous ensemble le slogan du REJEFIR : « Jeunes toujours Meilleur et unis. A bas l’intolérance, oui à la fraternité, oui au respect de l’autre, oui à Dieu. Jeunesse on est ensemble ! »

Au lancement

Au lancement

La prière musulmane a été dite par le jeune ABOUBACAR Alilou qui a remercié Allah le Tout puissant et le Tout miséricordieux, pour cette journée et lui a confié toutes les activités. La même intention de prière a été reprise par le représentant du pasteur qui a dirigé la prière chrétienne. Notons que pendant ces deux instants de prière, tous les participants, de toutes religions confondues, se tenaient les mains pour exprimer leur unité et leur appartenance à un seul et même être suprême, Dieu le créateur.

Dans son exhortation, le représentant du pasteur a, avant d’insister sur la nécessité de la paix dans l’épanouissement de notre monde, définit la paix comme un état de tranquillité, de sérénité et de quiétude qui n’exclut pas qu’il y ait de petits conflits. Devenir artisan de la paix, précise-t-il, c’est arriver à dépasser ces conflits pour construire ensemble cette paix, si chère à notre monde.

La marche

La marche

C’est donc après cette cérémonie de lancement que la caravane s’est ébranlée en direction du CEG Komah, point de chute de la marche. Au rythme de la fanfare, des chants et danses, les jeunes ont exprimé à toute la ville leur joie de construire ensemble une fraternité sans frontière.

Pendant la marche, plusieurs arrêts ont été observés pour permettre aux élèves, répartis en plusieurs groupes, de réfléchir sur le questionnaire suivant :

  • Croyez-vous que la fraternité sans frontière entre les hommes  est possible ? Oui ou non ? Expliquez-vous.
  • Quels sentiments vous habitent quand vous voyez les hommes barrer la route à la fraternité sans frontière qui vous tient tellement à cœur en se dressant les uns contre les autres ? À quoi cela vous invite, vous en tant qu’ami de la fraternité sans frontière ?
  • Pensez-vous que les hommes d’aujourd’hui doivent continuer à raisonner avec la logique de « provocation/réplique » ou plutôt autrement ? Quelles sont vos propositions pour éradiquer ou mettre fin aux hostilités dans le monde ?
  • Comment comptez-vous vous engager personnellement dans la fraternité sans frontière entre les hommes dans tous vos milieux de vie (familial, scolaire, amical…) ?
Festivités

Festivités

Arrivé sur place, au CEG Komah, les jeunes ont été accueillis par le groupe musical « Abou » qui animait sur le podium préparé pour la circonstance. Après l’installation, la parole fut donnée au représentant du Directeur du CEG Komah pour son mot de bienvenu. Après lui, ce fut le tour du représentant du Directeur Régional de l’Education, région centrale, qui a transmis à tous le salut et le soutient paternel du DRE. Avant de donner la parole au Père Vincent KAMBERE pour son mot sur le thème de cette année, les secrétaires des différents groupes de réflexion sont venus faire la synthèse de la réflexion pendant la marche. De leur synthèse, nous avons retenus que tous nous sommes des amis de la fraternité sans frontière entre les hommes et que nous devons, dans nos différents milieux de vie, devenir réconciliateurs entre ceux qui s’opposent et éviter d’être source de provocation pour ceux avec qui nous vivons. Dans son mot qui a été très bref, le père Vincent a exhorté toute l’assistance à s’engager réellement pour devenir « Amis, défenseurs, promoteurs, apôtres et artisans de la fraternité sans frontière entre les hommes ». Ces différentes interventions ont été précédées de jeux permettant aux participants de repartir avec des lots offerts par le REJEFIR. La matinée s’est poursuivie avec des danses traditionnelles exécutées par les élèves. Le repas fraternel tiré du sac a permis aux élèves, non seulement de refaire leurs forces, mais aussi de partager leur joie de vivre ensemble.

L’après-midi a été marqué par un match de football entre l’équipe de Semassi de Sokodé et celle des élèves des lycées et collèges de la ville. Score nul et vierge à la fin de cette belle partie de jeu. Les activités se sont poursuivies avec une belle soirée meublée par la prestation des artistes en herbe de Sokodé et des danses chorégraphiques. La grande surprise de la soirée fut la prestation de Olibig, Dieudonné Willa et Snaky Da Future, tous artistes de la chanson togolaise. Ils ont donné un cachet spécial à cette édition de  la marche de la fraternité interreligieuse.

L’événement a pris fin avec la prière musulmane et la bénédiction du père Serge Patrick qui a donné aux jeunes un rendez-vous pour l’année prochaine pour une nouvelle aventure au service de la paix et de la fraternité entre les religions.

David BINIDI, novice aa.

Poème

Toi ami(e) du bout du monde

Ecoute l’oracle du prophète

Ecoute la voix qui retentit

C’est la sagesse qui parle.

Il est temps ! L’heure a sonné.

Il est temps de démolir les murs séparateurs

De briser les chaînes qui entravent la fraternité.

Oui il est temps ; c’est l’heure de sortir :

De nos conflits venimeux et destructeurs

De nos prisons de haines et de vengeances.

Qu’attends-tu pour jeter ton arme de guerre ?

Qu’attends-tu pour faire la paix ?

Ecoute l’Amour qui gémit au fond de ton cœur 

Laisse-le se manifester 

Et tu découvriras la joie d’Aimer

D’Aimer au-delà des religions et des races

Aimer donne la paix et la paix donne sens à la vie

Erigeons les édifices de l’union ;

Ami(e) du bout du monde je t’embrasse.

David BINIDI

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