Environ quinze mois pour l’année de la Vie Consacrée ! Une randonnée de grâces.

Le 30 novembre 2014 s’ouvrait à Rome une année dédiée à la Vie Consacrée, une année d’environ quinze mois puisqu’elle a été clôturée ce 2 février 2016. Le Saint Père invitait les consacré(e)s en Église à faire mémoire du passé avec gratitude, à vivre le présent avec passion et à envisager l’avenir avec espérance. Jour pour jour, chaque province ecclésiastique s’y lançait dans la grande communion ecclésiale avec Rome.

Pour ce qui est du territoire de la Conférence Épiscopale Burkina-Niger, le Sanctuaire Marial Notre Dame de Yagma à Ouagadougou aura été le lieu de la lancée solennelle de ladite année, le 29 novembre 2014 et la Cathédrale Saint Augustin de Koudougou, le lieu de sa clôturée solennelle, le 30 janvier dernier. Pour la cause de la communion, étaient au rendez-vous environ cinq cent « experts en communion », c’est-à-dire consacré(e)s dont trois religieuses de deux différentes congrégations faisaient leur engagement définitif à la suite du Christ pauvre, chaste et obéissant. Ça aura été une année où les consacré(e)s se sont bien stimulé(e)s mutuellement à la communion non seulement ecclésiale, mais d’esprit.

Sachant que les consacré(e)s ont reçu du Saint Père ou de la Sacrée Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée des nombreux instruments pour animer cette année, les échanges de la période de clôture auront été une forme de relecture, bilan et perspectives. Plutôt que de nous essayer à cette besogne, notons que :

1) De plein pied dans l’année jubilaire de la miséricorde, célébrer la clôture de l’année de la Vie Consacrée, c’est, nous semble-t-il, insinuer que les consacré(e)s doivent être témoins de la miséricorde. Et si, dans cette perspective mais non sans faire justice certes, toutes les Congrégations et Instituts de Vie Consacrée décrétaient l’amnistie générale contre tous les leurs emprisonnés dans leur caractère, faute ou péché !

2) La différence des charismes des Congrégations et Instituts de Vie Consacrée est une richesse de l’Église dont la mission est de faire connaître et aimer Jésus-Christ.

3) Même quand les choses semblent glisser sous leurs pieds, la joie de s’être laissé rencontrer par la Christ ne doit pas cesser d’irradier les vies des consacré(e)s en vue des lendemains meilleurs. Dans cette perspective, les consacré(e)s sont appelé(e)s à réveiller le monde et le conduire vers plus de justice, de paix, de fraternité, de joie.

4) Oui, c’est en messager de la joie d’avoir rencontré le Christ que les consacré(e)s doivent réveiller ce monde où l’exclusion semble prendre les élans, montrer qu’il est possible d’y combattre les égoïsmes, la misère, la souffrance, etc.

Cette année de la Vie Consacrée, le Saint Père nous aura exprimé des attentes ou interpellations et défis auxquels nous devons être attentifs pour le mieux-être. « Là où il y a des consacré(e)s il y a la joie ! » Ceci est plus qu’un défi à relever sans cesse. Consacré(e)s, nous devons montrer que Dieu est celui qui comble notre cœur. Aussi devons-nous être prophètes dans le monde d’aujourd’hui, c’est-à-dire réveiller le monde par les vertus radicales de l’Évangile. Nous sommes appelés à être des experts en communion, signes d’espérance et de fraternité dans notre monde. Aussi est-il requis qu’au niveau personnel et communautaire, nous redécouvrions les valeurs de la vie consacré(e) aujourd’hui ; que nous soyons fidèles à l’héritage des grands saints de l’Église et de nos fondateurs ; que nous retrouvions la dignité d’une âme consacrée, c’est-à-dire un cœur pur et de paix tendant à la béatitude ; que nous entrions dans l’horizon nouveau de la spiritualité de la rencontre en travaillant à notre renouveau spirituel et en prenant notre sa place dans l’Église, c’est-à-dire prendre vraiment conscience que la vie consacrée participe à la vie et à la sainteté de l’Église.

Que les acquis de cette année incitent tout(e) consacré(e) à plus de confiance en Dieu qui appelle pour la vie en abondance !

  1. Paulin K. VYAKUNO-WA-KARONGO, AA
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