TÉMOIGNAGE DE TAIZE AU BENIN

Partage d’expérience : Taizé Cotonou Bénin : 31 Aout-4 Septembre 2016

Depuis mon entré au pré-postulat, et surtout au noviciat, on m’a fréquemment parlé de Taizé, en tant que communauté de frères appartenant à plusieurs obédiences chrétiennes et qui se dévoue à la cause de l’œcuménisme. Durant ce temps de congés, j’ai eu la joie de participer au pèlerinage de confiance organisé par Taizé à Cotonou au Benin du 31 au 4 Septembre 2016 et il serait ma foi, peut être peccamineux de taire l’expérience que j’y ai faîte.

Waouh ! C’est avec cette interjection que le nonce apostolique pour le Benin et le Togo introduisit son mot de salutation à l’endroit des près de 8000 jeunes catholiques, protestants et même musulmans venus de toute l’Afrique de l’Ouest et d’ailleurs. Comme le nonce, je veux dire waouh ! Car le pèlerinage était formidable. C’était pour moi la première fois de participer à un rassemblement de Taizé. Comme tous les autres pèlerins, j’ai été logé dans une famille d’accueil et ce fut pour moi une belle expérience de vivre quatre jours au sein d’une famille qui m’était totalement étrangère. J’ai été beaucoup marqué par l’originalité de la prière de Taizé. C’est au bout de quatre prières que j’ai personnellement commencé à les vivre intensément car en plus du fait qu’elle ne s’apparente pas à la pratique classique de la prière catholique, il est aussi facile de laisser distraire par la beauté des chants qui accompagnent chaque prière. Au sujet des chants justement, chaque mélodie, était d’une douceur et d’une suavité inouïes qui m’entraînaient dans une sorte d’extase et me donnaient la sensation de vivre un bonheur inégal. Ils étaient d’autant plus beaux parce que rythmés par des instruments locaux comme le djembéé et autres. Ainsi, tout le monde se sentait chez soi grâce au bel effort d’inculturation qui impliqua même l’utilisation des chants locaux. Je suis convaincu de n’être pas le seul pèlerin qui ai été marqué pas la beauté des chants car de retour en famille le soir, il était frappant d’entendre de partout, en chemin, dans les bus et ailleurs, des personnes qui ne cessaient de fredonner les chants qui avaient été exécutés tout au long de la journée.  Chaque matin, nous avions la joie d’écouter des témoins de l’espérance, le témoignage de l’œuvre de Dieu dans la vie des personnes. Chaque témoignage fut l’expression de la merveille de Dieu dans la vie de ses enfants. Ce qui  m’a particulièrement marqué à ce propos, est la diversité des témoignages qui ne concernaient pas seulement la vie chrétienne mais aussi le domaine de l’entreprenariat. Chaque après midi, après la prière, commencèrent des ateliers repartis dans plusieurs salles. Les thèmes proposés étaient d’actualités et assez diversifiés : la foi, Jésus Christ, le mariage, la culture, l’œcuménisme, le dialogue interreligieux, etc. ce fut ainsi l’occasion de découvrir l’autre dans sa culture et d’acquérir de nouvelles connaissances.

En tant qu’assomptionniste, et donc désireux d’être un homme de communion, cette expérience a renchéri mon désir de travailler à l’unité des hommes. Mais, m’a surtout permis de vivre une expérience forte de l’unité des chrétiens, de prendre davantage conscience que seul Jésus Christ nous rend capable d’unité. Après cette expérience de Taizé, je suis davantage convaincu que la prière reste le socle d’une expérience de communion avec le Christ.

Jovic KOUEPOU a.a

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